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Languedoc-Roussillon Les bios demandent à l’État de mener campagne

Publié le vendredi 28 juin 2013 - 16h04

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L’interprofession des vignerons bios du Languedoc-Roussillon voudrait que l’État s’engage dans la sensibilisation du consommateur en faveur des vins biologiques.

Patrick Guiraud, président de Sudvinbio, l’association interprofessionnelle des vignerons bios du Languedoc-Roussillon.

Patrick Guiraud, président de Sudvinbio, l’association interprofessionnelle des vignerons bios du Languedoc-Roussillon.

« Nous avons augmenté notre production comme on nous l’a demandé. Nous sommes conformes au Grenelle de l’environnement. Maintenant, il faut qu’il y ait des consommateurs. Car on a beau dire "on veut du bio", s’il n’y a pas d’acheteurs, on va dans le mur », a souligné Patrick Guiraud, président de Sudvinbio, l’association interprofessionnelle des vignerons bios du Languedoc-Roussillon, le jeudi 27 juin à l’AFP.

Sudvinbio regroupe tous les producteurs bios du Languedoc-Roussillon, la première région française prodcutrice de vins biologiques avec 17 000 hectares de vignes en 2013 et 20 000 hectares prévus pour 2014. « Nous n’avions que 4 000 hectares en 2005 », a rappelé le président.

Pour lui, viticulteurs, transformateurs et négociants n’ont pas les moyens de sensibiliser seuls le public. « Nous souhaitons que les collectivités, comme les départements et la région, mais aussi et surtout l’État, mènent des campagnes auprès du public », a-t-il annoncé.

Selon lui, les campagnes à mener pourraient avoir plusieurs thèmes : l’impact sur l’environnement, l’économie d’eau, la sécurité alimentaire ou encore « le rôle social, car le vin biologique nécessite deux fois plus de main-d’œuvre que le vin traditionnel ».

« Nous représentons 10 % du vignoble du Languedoc-Roussillon et 20 % des emplois», a ajouté le président.

Patrick Guiraud a annoncé avoir demandé à rencontrer le président de la région Languedoc-Roussillon, le socialiste Christian Bourquin, pour solliciter son aide. Dans les prochains jours, il va solliciter une rencontre avec le ministre de l’Agriculture.

AFP

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Les commentaires (1)

bio oui mais...

samedi 29 juin 2013 - 13h01

Malin de demander des aides pour vendre du bio...mais vous allez tuer le bio car si les surfaces bio ont augmenté ce n'est par par conviction mais par l’appât du gain (subventions maximales...) et maintenant au bout de 5-6 ans de conversion vous vous rendez compte que financièrement ça passe pas car il faut de la main d'oeuvre, que la fertilité des sols décroit, que vous vous êtes lancé sur des surfaces trop importantes...oui je crois au bio (même si je suis en conventionnel) au vrai celui qui à l’âme et qui travaille très bien j'ai plein d'exemples autour de moi et ça marche....
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