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Viticulture bio Les vignerons de Bergerac s’organisent

Publié le mercredi 07 mars 2012 - 15h03

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Agrobio Périgord, une association régionale d’agriculture biologique qui regroupe plus de 300 adhérents dont 85 vignerons, met en place une commission dédiée au vin bio. Objectif : élaborer une stratégie commune de commercialisation et de communication sur ce mode de production. Une façon de s’adapter aux volumes qui s’annoncent en progression.

C’est le 22 mars prochain que se tiendra la première réunion de cette commission spéciale viticulture crée au sein de l’association Agrobio Périgord.

La preuve d’un changement en cours dans les mentalités viticoles puisque, jusqu’à présent, il n’y avait pas suffisamment de vignerons en bio pour créer une commission spéciale viticulture au sein de l’association Agrobio Périgord.

Cette fois, la donne a changé. D’une part, 85 vignerons sont désormais adhérents. Ils représentent 1 200 hectares, soit 12 % du vignoble de Bergerac (Dordogne). D’autre part, on s’attend, en 2013, à une augmentation des volumes de bergerac bio, qui devrait passer de 15 000 hl à 20 000 hl. Le reste des surfaces étant en cours de conversion…

La commercialisation fait partie des sujets prioritaires de la nouvelle commission. L’objectif est clair : pas question de laisser des négociants casser le marché avec des prix d’achat très en dessous des coûts de revient.

« Des propositions sont faites à 700 € le tonneau (900 hl), alors que le bergerac bio doit atteindre 1 300 à 1 700 € pour être rentable. Il faut tenir le cap au niveau des prix », déclare Emmanuel Marseille, directeur d’Agrobio Périgord.

Pour résister aux appels d’offres à bas prix, la commission pourrait mettre en place un outil de commercialisation regroupant les offres des coopérateurs, vracqueurs et indépendants… La commission va également plancher sur la cotation des vins bios.

Le volet communication n’a pas été oublié. Des dégustations de vins bios en primeur vont être organisées chaque année.

Côté technique, plusieurs chantiers vont être ouverts : un inventaire des besoins en expérimentation va être lancé, notamment autour des maladies du bois et de la réduction des doses de cuivre.

De même, la commission veut s’attaquer à la flavescence dorée et souhaite mettre en place une procédure pour limiter les traitements obligatoires coûteux et qui souvent détruisent la faune auxilaire. Un GDON (groupement de défense contre les organismes nuisibles) pourrait être monté localement. En septembre prochain, les priorités seront hiérarchisées.

Le 22 mars sera dévoilé le nom du président de la commission. Le nom de Guy Cuisset, du château Grinou, à Monestier, circule.

C. G.

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