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Vins sans IG  « Si des régions veulent y aller, laissons-les faire »

Publié le mercredi 01 octobre 2014 - 09h09

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Par la voix du président de Coop de France Alsace, la CCVF réaffirme qu’elle est favorable à la création d’un vignoble à haut rendement pour produire des vins sans IG.

Hervé Schwendenmann, le président de Wolfberger et de la Coop de France Alsace. © B. COLLARD

Hervé Schwendenmann, le président de Wolfberger et de la Coop de France Alsace. © B. COLLARD

Le 30 septembre, à l’occasion d’un point presse en Alsace, la CCVF (Confédération des coopératives vinicoles de France) a réaffirmé son soutien à la création d’un vignoble dédié à la production de vins sans IG. Le président du syndicat, Boris Calmette, ayant été retenu dans l’Hérault à cause des pluies diluviennes de la veille, c’est Hervé Schwendenmann, président de Coop de France Alsace et de la coopérative Wolfberger, à Eguisheim (Haut-Rhin), qui s’est exprimé sur le sujet.

« Faut-il aller dans un autre sens que la baisse des rendements ? La CCVF est ouverte à la discussion. Car la politique de réduction des surfaces et des rendements a atteint ses limites, a constaté Hervé Schwendenmann, viticulteur installé à Wuenheim dans le sud de l’Alsace. Il ne faut plus que la viticulture française recule. Même une petite région viticole comme la nôtre, qui valorise bien ses vins, perdrait sa visibilité sur les marchés internationaux si le vignoble français devait encore reculer. Nous avons besoin d’une présence française massive sur le marché mondial. »

Et d’ajouter : « Le schéma selon lequel il faut toujours faire moins et mieux ne marche pas globalement. » En d’autres termes, la politique de baisse des rendements qui a guidé les AOC atteint ses limites pour cette catégorie de vins et ne convient pas aux autres. Il faut essayer autre chose pour que le vignoble français retrouve le chemin de la croissance.

DES VIGNOBLES À HAUTS RENDEMENTS

« Si techniquement on peut faire des vins à 300 hl/ha et que cela n’empiète pas sur les AOC, pourquoi ne pas le faire ?, a poursuivi le responsable professionnel. Des régions veulent se lancer là-dedans, laissons-les faire. Je ne vois pas pourquoi un vignoble planté pour produire de hauts rendements n’arriverait pas à créer de la valeur si l’on travaille sur la qualité des produits et le marketing. »

« Faut-il aller jusqu’à planter un tel vignoble en Alsace pour concurrencer les rieslings allemands vendus quelques euros le litre en Bag-in-Box ? », a demandé un journaliste. Là, c’est le directeur de Wolfberger, Bertrand Dufour, qui a pris la parole pour dire qu’il s’y opposait car « il y aurait un amalgame avec nos vins d’appellation ».

Bertrand Collard

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