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Vignerons indépendants Se développer en grandes surfaces

Publié le mercredi 15 avril 2015 - 16h52

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La confédération des Vignerons indépendants souhaite encourager ses adhérents à se lancer sur le marché de la grande distribution pour élargir leurs horizons, un pari lancé à l’occasion du congrès de l’association à Cahors (Lot).

La confédération des Vignerons indépendants souhaite encourager ses adhérents à se lancer sur le marché de la grande distribution. ©Y.CAINJO

La confédération des Vignerons indépendants souhaite encourager ses adhérents à se lancer sur le marché de la grande distribution. ©Y.CAINJO

Les 16 et 17 avril, les producteurs vont se retrouver dans les vignobles du Lot pour évoquer des stratégies commerciales autres que la vente à la propriété ou les salons spécialisés.

Après la plate-forme internet, ils doivent explorer les occasions que leur offriraient les grandes et moyennes surfaces, indique le directeur général, Jean-Jacques Jarjanette. « Cela procède d’une volonté de s’ouvrir. Mais c’est vrai que, pour beaucoup, la grande distribution paraît encore souvent difficile d’accès. » Selon FranceAgriMer, 60 % des ventes de vins en France sont réalisées aux caisses des hypermarchés.

DES APPORTS RÉGULIERS DE TRÉSORERIE

Certains Vignerons indépendants sont déjà présents de longue date dans les grandes surfaces, comme Pierre-Étienne Garzaro, quatrième génération sur un domaine qui produit désormais 400 000 bouteilles sur 70 ha dans l’Entre-Deux-Mers (Gironde). Il viendra partager ses trente ans d’expériences simultanées avec plusieurs enseignes de la grande distribution : « Une fois qu’on est référencé, les commandes arrivent toutes les semaines, ça fait des apports réguliers de trésorerie, explique-t-il. Et puis, je ne peux pas vendre 400 000 bouteilles à la maison! »

Il réalise ainsi 40 % de ses ventes en volume avec les grands magasins et 20 % de son chiffre d’affaires, détaille-t-il, avec des bouteilles qui quittent le domaine à 2,50 euros le col hors taxe et jusqu’à 15 euros HT pour un pomerol. « Le prix est moins rémunérateur qu’en vente aux particuliers (50 % de son chiffre d’affaires, 20 % des volumes) mais c’est toujours mieux qu’en vrac. » Et malgré une marge plus faible, « on se rattrape sur les volumes ».

« Mais si vous n’avez effectivement que quelques milliers de bouteilles, ça ne vaut pas la peine de se lancer au niveau national », nuance-t-il.

 

AFP

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