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Variétés résistantes Un programme ciblé sur les rosés

Publié le lundi 09 février 2015 - 09h12

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Impulsé par l’interprofession des vins de Provence, le programme Edgarr vient d’être lancé. Objectif : la création de variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium adaptées à la production des rosés.

Loïc Le Cunff (au micro) détaille le programme Edgarr de sélection de variétés résistantes adaptées à la production de rosés. ©M. Trévoux

Loïc Le Cunff (au micro) détaille le programme Edgarr de sélection de variétés résistantes adaptées à la production de rosés. ©M. Trévoux

La filière n’a plus le choix. Face aux impératifs de réduction des traitements phytosanitaires réaffirmés par le ministre de l’Agriculture, la création de variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium s’impose. Le programme Edgarr (Exploitation de la sélection génomique afin d’accélérer la création de variétés résistantes et qualitatives pour la filière viticole rosé) répond à cette nécessité : il vise à créer des variétés résistantes et adaptées à la production de vins rosés.

Loïc Le Cunff, en charge de ce projet à l’IFV, en a fait une présentation lors des 6es entretiens Vigne Vin, organisés par l’IFV le 3 février, à Narbonne (Aude). Lancé en décembre 2014 sous l’impulsion de l’interprofession des vins de Provence (CIVP), avec l’appui de son homologue du Languedoc (CIVL), ce programme implique l’UMT Géno-Vigne de Montpellier (regroupement de l’Inra, Sup Agro et l’IFV) et le Centre du rosé. 

Quatre géniteurs résistants, obtenus par l’UMT Géno-Vigne et l’Inra de Colmar, vont être croisés avec du vermentino et du cinsault.

Pour accélérer le processus de sélection, chercheurs et professionnels définiront en amont les aptitudes œnologiques recherchées. Les chercheurs ont déjà retenu trois critères de sélection, en plus de la résistance aux maladies : la faible extractibilité des anthocyanes, la faible oxydabilité des moûts et la puissance aromatique des vins. Mais ils se sont donné un an pour rencontrer les producteurs et voir avec eux s’il faut retenir d’autres critères pertinents pour la production de rosés. « Il ne faudrait pas passer à côté de critères importants pour la profession », explique Loïc Le Cunff.

La résistance aux maladies est un caractère simple qui correspond à un seul gène, la couleur des rosés ou l’oxydabilité des moûts sont des caractères plus compliqués déterminés par plusieurs gènes. L’utilisation des marqueurs moléculaires permettra une sélection précoce, dès les premières feuilles, des individus qui répondent aux attentes de la profession.

« Cette sélection assistée par marqueurs nous permet de gagner six ans sur le processus normal de sélection, explique Loïc Le Cunff. À l’issue de ce programme, des premières obtentions pourraient être inscrites au catalogue à partir de 2025. »

Le projet Edgarr, prévu sur trois ans et demi, représente un budget de 411 000 €, financé à 60 % par le CTPS. Les 40 % restant sont pris en charge par le CIVP, le CIVL et la Fédération française des pépiniéristes viticoles via la marque Entav-Inra.

Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere

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