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Val de Loire Nicolas Joly renonce à créer son propre ODG

Publié le jeudi 12 mars 2015 - 17h20

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Ce vigneron, seul propriétaire et exploitant de la Coulée de Serrant, avait annoncé qu'il allait créer son propre ODG et quitter Inter Loire après avoir perdu un procès contre cette interprofession. Il vient de revenir sur sa décision.

Début février, Nicolas Joly annonçait à l’Agence France Presse sa volonté de quitter InterLoire, l’interprofession des vins du Val de Loire, et de créer son propre ODG pour la Coulée de Serrant, l’appellation de 7 ha dont il est le seul exploitant et propriétaire. Un mois plus tard, il renonce à faire cavalier seul. C’est ce qu’annonce la fédération viticole d’Anjou-Saumur dans un communiqué de presse du 13 mars.

Nicolas Joly avait pris sa décision après avoir perdu un procès contre InterLoire à qui il avait cessé de payer la CVO. Le 3 février, la justice l’avait condamné à payer 5 000 €.

Il est revenu sur sa décision de faire ODG à part après une rencontre avec les représentants d’InterLoire et de la Fédération viticole de l’Anjou, son ODG.

« UN CHANTIER DE PLUSIEURS MOIS POUR RASSEMBLER L’ENSEMBLE DES APPELLATIONS »

Le vigneron angevin, héraut de la biodynamie, reprochait à l’interprofession de ne pas assez défendre les vins bio ou biodynamiques, au profit des « vins technologiques ». Apparemment, elle l’a convaincu du contraire en mettant en avant qu’elle ne faisait pas de distinguo entre vins bio et non bio et qu’elle préparait une nouvelle offre de cotisations basée sur un socle commun.

L’ODG et l’interprofession ont « présenté le chantier entrepris depuis plusieurs mois pour rassembler l’ensemble des appellations et indications géographiques du Val de Loire sur un socle commun avec trois piliers : la construction de la stratégie et de la défense des vins du Val de Loire en France et à l’étranger, la recherche et l’expérimentation [de la connaissance des terroirs à la vinification] et la compétitivité des vignerons et des négociants par la mise en place d’une plate-forme de services mutualisés », indique le communiqué de la fédération viticole de l’Anjou.

Patrick Touchais La Vigne-Vitisphère

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