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Sauternes Le nouveau cocktail qui dérange

Publié le vendredi 13 mars 2015 - 09h26

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Trois châteaux de Sauternes ont créé une cuvée spéciale pour être consommée en cocktail avec de l’eau Perrier. Une idée qui dérange quelques critiques.

Les châteaux Guiraud, Rayne Vigneau et Bastor-Lamontagne ont produit une cuvée dédiée à la réalisation du cocktail sous la marque commune So Sauternes.

Les châteaux Guiraud, Rayne Vigneau et Bastor-Lamontagne ont produit une cuvée dédiée à la réalisation du cocktail sous la marque commune So Sauternes.

Moitié sauternes, moitié Perrier, un zeste d’agrume et des glaçons : peu l’ont goûté et nombreux sont ceux qui semblent déjà dégoûtés par ce cocktail iconoclaste. À écouter la sommelière Laura Vidal, c’est pourtant « un Spritz très chic et revisité sans trop d’amertume ».

Certes, il y a « dilution, mais qui renforce les arômes et conserve l’ADN du sauternes. Ce n’est pas une blague, c’est bon ! » appuie Michel Garat, le directeur du château Bastor-Lamontagne, à l’origine de cette innovation.

Preuve du sérieux de la démarche, il a produit une cuvée dédiée à la réalisation de ce cocktail avec les châteaux Guiraud et Rayne Vigneau, sous la marque commune So Sauternes. Et cette cuvée « a du sens techniquement. Elle nous permet de ne pas miser que sur les dernières tries. Ici, on est au stade pourri plein, avec un style allégé, sur la tension. Et on retrouve, avec le cocktail, l’effervescence qui plaît au grand public lors des visites de nos chais », se défend Michel Garat, qui espère que ce partenariat inédit avec les eaux gazeuses Perrier (groupe Nestlé Waters) profitera à l’ensemble de l’appellation girondine.

« ON OFFRE DE NOUVELLES POSSIBILITÉS DE CONSOMMATION »

Mais l’opération est critiquée avant même sa présentation officielle, qui doit avoir lieu ce 19 mars à Paris. Le blogueur Nicolas de Rouyn (Bettane et Desseauve) s’étrangle à « l’idée monstrueuse de mettre du Perrier dans mon sauternes ».

Disposé « à prendre des baffes », Michel Garat soutient mordicus que dans ce cocktail (et cette bouteille à vis), il s’agit bien de sauternes : « On ne va pas à l’encontre du terroir. On offre de nouvelles possibilités de consommation. Si l’on ne veut pas disparaître, il faut donner d’autres facettes à interpréter ! »

Car, dans l’immédiat, le sauternes reste victime d’une inexorable force centrifuge qui l’évacue à la fin du repas quand ce n’est pas uniquement vers les réveillons de fin d’année.

Il reste « souvent relégué au rang de vin de dessert », confirme Laura Vidal, qui estime que « sa flexibilité est sous-estimée, de l’amuse-bouche au dessert ». La faute à « sa réputation de produit haut de gamme et assez élitiste ».

Alexandre Abellan Vitisphere - La Vigne

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