Actualités viticoles

Résidus de pesticides  Nouvelle enquête « UFC-Que choisir »

Publié le mercredi 25 septembre 2013 - 16h07

    • agrandirla taille du texte
    • rduire la taille du texte
    • imprimer

Dans son numéro d’octobre, la revue « Que Choisir » publie ses résultats de l’analyse des résidus de pesticides dans 92 vins français. Quels que soient la région d’origine ou le mode de production, tous en contiennent des traces. Certaines affirmations du journal paraissent erronées.

« UFC-Que choisir » a trouvé des traces de résidus de pesticides dans toutes les bouteilles de vin testées. © PHOTONONSTOP

« UFC-Que choisir » a trouvé des traces de résidus de pesticides dans toutes les bouteilles de vin testées. © PHOTONONSTOP

La revue consumériste « Que choisir » a analysé les teneurs en résidus de pesticides de 92 bouteilles de vins issues de toutes les régions de France. Elle vient de publier les résultats de ce travail dans son numéro d’octobre.

Premier constat, tous les vins contiennent des résidus, ne serait-ce qu’à l’état de traces, y compris les vins bios. « Sur les 165 molécules recherchées, 33 ont été détectés », détaillent les rédacteurs de l’article, tout en précisant que les « teneurs restent toutes largement inférieures aux limites maximales de résidus (LMR), fixées pour les raisins de cuve ».

IMPRÉCISIONS

L’enquête précise encore que sur les 33 molécules détectées dans les vins analysés, « sept (benthiavalicarb ip, iprodione, iprovalicarbe, procymidone...) sont classées cancérigènes et/ou toxiques pour la reproduction ou le développement ou encore perturbateur endocrinien ».

Vérification faite sur le site Agritox de l’Anses, l’iprovalicarbe est exempté de classement toxicologique, le benthiavalicarbe et l’iprovalicarbe sont simplement « susceptibles de provoquer le cancer ». Quant à la procymidone, on est surpris de la trouver dans la liste de « Que choisir », car cette matière active est interdite depuis 2008 au moins.

Le magazine a analysé dix bouteilles de vins bios. Il explique que « la plupart ne contiennent qu’un ou deux résidus à l’état de traces. Toutefois, quatre bouteilles sur les dix bios analysées hébergent des teneurs non négligeables de phtalimide, un métabolite du folpel ».

RECORD

L’enquête montre encore que cinq bordeaux remportent la palme avec des quantités totales de résidus allant jusqu’à 1 682 µg/kg pour le graves blanc Château Roquetaillade le Bernet 2011. Le bordeaux rouge Mouton Cadet 2010 bat le record du nombre de molécules différentes détectées avec 14 résidus retrouvés pour un total de 450 µg/kg de résidus, sachant que certaines matières actives sont seulement à l’état de traces détectables mais non quantifiables.

Les vins du Languedoc, de Provence et de la vallée du Rhône sont moins contaminés, ce que la revue explique comme une conséquence d’un climat plus sec imposant moins de traitements des vignes.

« Que choisir » estime qu’il faudrait instaurer des LMR de résidus sur le vin et non pas uniquement sur le raisin.

Bertrand Collard

Ces articles peuvent également vous intéresser

Enquête « Que Choisir »
Des retombées négatives aux Pays-Bas

Publié le 27 septembre 2013

Pesticides et santé
L'Inserm pointe les risques d'une exposition professionnelle

Publié le 14 juin 2013

Produits phytos 
« Il s’est opéré une prise de conscience du risque »

Publié le 22 mars 2013

Résidus de pesticides
Les salariés viticoles contaminés

Publié le 19 février 2013

Farming Simulator
Les commentaires (0)
Fonctionnalité réservée aux abonnés

Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La Vigne.

Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.

Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La Vigne, cliquez sur le lien ci-dessous :

Actualités viticulture
Toutes les Actualités viticoles

Météo locale

Vidéos

Kress : deux étoiles filantes

©M.CAILLON
Galerie Verte et Vin