Actualités viticoles

Réduire les sulfites De nouveaux moyens à l'étude

Publié le jeudi 15 janvier 2015 - 15h58

    • agrandirla taille du texte
    • rduire la taille du texte
    • imprimer

Le gluthation, un antioxydant, et le complexe colloïdal d'argent, un antiseptique, sont à l'étude à l'OIV pour réduire, voir supprimer le sulfitage. C'est ce qu'a expliqué Frédéric Charrier, de l'IFV Pôle Val-de-Loire-Centre, lors du colloque Euroviti qui a eu lieu le 14 janvier dans le cadre du salon Sival, à Angers.

Difficile de supprimer le sulfitage vu sa facilité d'utilisation et son faible coût. ©C.WATIER

Difficile de supprimer le sulfitage vu sa facilité d'utilisation et son faible coût. ©C.WATIER

« À ce jour, aucun procédé ou substance n’est en mesure de remplacer totalement l’anhydride sulfureux en œnologie compte tenu de son large spectre d’action, de sa facilité d’utilisation et de son faible coût », a indiqué Frédéric Charrier, de l’IFV Pôle-Val-de-Loire-Centre, le 14 janvier au salon Sival lors du colloque Euroviti sur « La vinification bas intrants ».

Plusieurs produits sont autorisés pour réduire les doses de SO2 en complément du soufre : l’acide ascorbique, l’acide sorbique, le lyzozyme, le dicarbonate de diméthyle (DMDC)…D’autres intrants pourraient élargir la liste.

« Deux substances sont à l’étude à l’OIV, a signalé le chercheur. Il s’agit tout d’abord du glutathion, un peptide naturellement présent dans le raisin et qui est intéressant pour renforcer la protection des moûts blancs et rosés contre l’oxydation, ou celle des vins au moment du conditionnement ».

L’autre composé est moins connu en œnologie. « Le complexe colloïdal d’argent, utilisé en médecine, possède une action antiseptique et n’altère pas la fermentation alcoolique. Mais il pourrait présenter un risque pour la santé humaine, car il est composé de nano-particules. »

Frédéric Charrier a conseillé de privilégier les procédés physiques pour réduire le SO2 dans les vins : l’inertage, la maîtrise des températures, la microfiltration tangentielle, la flashpasteurisation ou l’hyperoxygénation des moûts.

Plus globalement, le spécialiste a rappelé que la dose de SO2 est à adapter au cépage, à l’état sanitaire du raisin, aux conditions climatiques et au style de vin. Il est également indispensable d’assurer une parfaite maîtrise des fermentations et des transferts d’oxygène, en particulier lors du conditionnement.

Pour ce moment-clé, une autre nouveauté devrait bientôt être lancée, a annoncé au colloque Euroviti Jean-Michel Salmon, de l’unité Inra de Pech-Rouge, à Gruissan (Aude). « Des bouchages piégeurs d’oxygène ont été brevetés par l’Inra et sont en cours de développement pour les bouteilles et les BIB. » Ces obturateurs capturent l’oxygène au moyen de dérivés de levures.

Ingrid Proust - La Vigne-Vitisphere

Ces articles peuvent également vous intéresser

Salon
Le Sival 2015 annonce son palmarès

Publié le 14 janvier 2015

Pépinière 
La filière présente son plan de compétitivité

Publié le 27 octobre 2014

Maladies du bois 
L’IFV et l’APCA veulent en faire une cause nationale

Publié le 08 octobre 2014

Val de Loire
E-terroir offre une cartographie détaillée des terroirs

Publié le 18 janvier 2013

Suivez la Vigne sur Facebook et tenez-vous au courant des actualités viticoles
Les commentaires (0)
Fonctionnalité réservée aux abonnés

Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La Vigne.

Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.

Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La Vigne, cliquez sur le lien ci-dessous :

Actualités viticulture
Toutes les Actualités viticoles

Météo locale

Vidéos

Kress : deux étoiles filantes

©M.CAILLON
Galerie Verte et Vin