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Réactions au recensement agricole « La clé de la survie : le revenu à l’hectare »

Publié le mardi 20 septembre 2011 - 15h51

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Interviewé par « La Vigne », Jean Natoli, directeur et fondateur du laboratoire Œnoconseil & Cœ à Montpellier (Hérault), commente les chiffres du recensement agricole, publiés sur notre site le 15 septembre dernier.

Jean Natoli, directeur et fondateur du laboratoire Œnoconseil & Cœ à Montpellier.

Jean Natoli, directeur et fondateur du laboratoire Œnoconseil & Cœ à Montpellier.

Jean Natoli s’est installé comme œnologue conseil à Montpellier dans les années quatre-vingt-dix, au moment où l’appellation Coteaux du Languedoc prenait son envol.

« J’avais parmi mes clients beaucoup de petits domaines de moins de 10 ha, des néovignerons tentés par une nouvelle vie dans la viticulture ou des coopérateurs qui voulaient faire leur vin. Beaucoup d’entre eux ont agrandi leur surface. Mais ceux qui sont restés en dessous des 10 ha demeurent les plus fragiles.

Le facteur le plus important pour la survie des exploitations viticoles est le revenu par hectare. Ceux qui survivent sont ceux qui ont une stratégie cohérente de revenu à l’hectare.

Sur des petits domaines avec de faibles rendements, il faut un haut niveau de valorisation des produits qui passe par la vente en bouteilles.

Pour cette raison, au cours de ces dix dernières années, nous avons intégré une approche économique dans nos conseils. Quand nous travaillons sur les assemblages, nous ne nous limitons pas au profil des vins, nous tenons également compte de la pyramide des prix de vente des vins de nos clients. Nos préconisations sont le résultat d’une analyse technico-commerciale.

L’autre évolution majeure de cette décennie est l’élévation du niveau technique de l’encadrement dans les caves coopératives et les gros domaines. Il y a une jeune génération d’œnologues très pointus dans les caves.

Il faut leur apporter nos compétences dans des domaines très techniques comme la microbiologie, la maîtrise des gaz dissous dans les vins, les levures, les bactéries ou tous les produits œnologiques innovants.

Nous avons également développé le conseil agronomique, avec le même souci de rentabilité économique de l’exploitation, et le contrôle qualité pour faire face à la certification de la filière. »

M. T.

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