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Réactions au recensement agricole « Dans le Var, l’urbanisation gagne sur la vigne »

Publié le mercredi 21 septembre 2011 - 16h33

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Interviewé par « La Vigne », Pierre-Jean Berti, courtier en vin à Pierrefeu (Var) et président du syndicat des courtiers en vins de Provence, commente les résultats du recensement agricole 2010 publiés sur notre site le 15 septembre.

Dans sa région, le constat de la baisse du nombre d’exploitations viticole est aussi flagrant. Pourtant, on le sait, le vignoble provençal, grâce à la vogue du rosé, a échappé à la récente crise.

Pour le courtier, « deux causes principales expliquent la disparition des exploitations varoises sur les dix dernières années : L’âge et le béton ».

Dans le département, la population viticole vieillit et les successeurs prêts à reprendre le flambeau ne se bousculent pas au portillon.

« C’est surtout le cas des coopérateurs, précise le courtier. Leurs enfants ont fait des études supérieures et, faute de trouver des emplois dans notre région, ils sont partis travailler ailleurs. »

Fermage et métayage, alternatives à la continuité des exploitations, intéresse peu de monde, selon lui. Conséquence, les viticulteurs se raccrochent aux plans d’aides à l’arrachage ou bien conservent leur patrimoine foncier, en attendant mieux. C’est là que le béton entre en jeu.

« L’urbanisation est ici galopante, indique Pierre-Jean Bertri. Elle déborde de plus en plus sur les campagnes. Les terres agricoles changent de destination. »

Contrairement à d’autres régions, la crise viticole ne fait pas partie des facteurs de la diminution du nombre d’exploitations. « La dynamique du rosé sur le marché français et, depuis peu, à l’exportation, nous sauve la mise », ajoute le courtier provençal.

Son succès dope les transactions foncières. Pierre-Jean Bertri a vu des domaines grandir au cours de ces dernières années. Une partie de ceux qui ont pignon sur rue, château Sainte-Roselyne, Minuty, domaine Saint-André-de-Figuière… ont aussi adopté le statut de marchand en gros.

Acheter du vin ou du raisin leur revient moins cher que de s’agrandir à la vue des tarifs des terres agricoles. Un négoce alternatif voit le jour dans le département.

C. Sa.

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