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Protection des IG Une thèse récompensée par l’académie Amorim

Publié le mardi 02 juillet 2013 - 16h13

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Pour sa 22e édition, l’Académie Amorim a distingué Dorothée Boyer-Paillard pour sa thèse sur les Territoires des productions typiques qui a reçu le Grand prix 2013, le 28 juin à Montpellier. Le Prix de l’initiative a été décerné à Julie Coutton pour son application ludique et créative : Que Boire ? Que Manger ?

Depuis 1992, l'Académie Amorim récompense chaque année un chercheur ou une équipe de chercheurs ayant publié une thèse, des travaux ou des ouvrages récents traitant de l’œnologie ou du liège. L’approche peut-être scientifique, ethnologique, sociologique, juridique, économique, littéraire ou sémiologique.


Dorothée Boyer-PaillardPour la deuxième fois en 20 ans, le Grand prix s’est éloigné, cette année, de l’œnologie pour récompenser les travaux de Dorothée Boyer-Paillard.

Cette juriste de haut vol, par ailleurs viticultrice à Calce, dans les Pyrénées-Orientales, a travaillé dix ans sur sa thèse. Elle y explore toutes les productions célèbres que sont les indications de provenance, les appellations d’origine, les marques géographiques (comme, par exemple, Château Margaux...) ou encore les simples mentions traditionnelles (comme la méthode champenoise), qu’elle a regroupées sous le terme « Territoires de productions typiques ». La thésarde a également décortiqué les différents systèmes de protection juridique.

Cet inventaire du droit des protections l’a conduite à formuler la théorie des Territoires des productions typiques, stipulant que ces territoires sont le support d’une rente que formalise un droit de propriété intellectuelle. Pour améliorer la protection juridique de ces Territoires de productions typiques, elle suggère la création d’un registre protecteur des indications géographiques. Elle recommande également « une évolution des réglementations françaises et européennes sur la protection de l’origine, car le fait que l’Europe soit riche de cultures, de savoir-faire et de diversités artisanales ne peut être nié ».

« Les membres du jury ont tous été sensibles au caractère d’actualité de cette thèse. Dans le cadre de la mondialisation, la compréhension, la reconnaissance et la protection des systèmes applicables aux indications géographiques ont pris une place essentielle tant dans l’économie de marché que dans le développement des pays pauvres et des sociétés rurales », a précisé Robert Tinlot, ancien président de l’OIV et président de l’Académie Amorim.

Julie CouttonLe Prix de l’initiative est d’un tout autre registre puisqu’il s’agit d’une application qui propose des accords mets/vins. Cette application a été développée par Julie Coutton, fondatrice de Vin & Progrès, une société innovante à la croisée de la technologie et du vin. « Que Boire ? Que Manger ? » est disponible sur iPhone et sur Androïd. Plusieurs enseignes de la grande distribution ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour ce produit, afin d’orienter leurs clients dans le choix de leurs achats.

Michèle Trévoux

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