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Plantations nouvelles L’AGPV veut des garanties pour les AOC et les IGP

Publié le mercredi 12 mars 2014 - 16h54

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L’Association générale de la production viticole (AGPV) prend position sur les plantations nouvelles de vignes sans indication géographique, qui seront possibles à compter du 1er janvier 2016. Cette organisation veut être sûre que les vignes plantées sans IG ne puissent pas un jour produire de l’AOC ou de l’IGP.

Stéphane Héraud, le président de Association générale de la production viticole. © VIGNERONS DE TUTIAC

Stéphane Héraud, le président de Association générale de la production viticole. © VIGNERONS DE TUTIAC

L’Association générale de la production viticole (AGPV) vient d’être réactivée. Et pour cause : la viticulture veut faire entendre sa voix au sujet de l’encadrement des plantations de vignes nouvelles à partir du 1er janvier 2016. Rappelons qu’après cette date, les droits de plantation seront remplacés par un droit à la croissance pour tous les vins (AOC, IGP et sans IG), plafonné à 1 % par an au maximum.

« Nous sommes convaincus que la France doit être présente sur l’ensemble des segments, mais il est essentiel que la croissance d’un segment ne vienne pas perturber les autres segments », explique Stéphane Héraud, président fraîchement élu de l’AGPV, originaire de Bordeaux, où il préside la cave des Vignerons de Tutiac

L’AGPV affirme le principe suivant : les vignes nouvelles plantées pour produire des vins sans IG ne doivent produire que du vin sans IG, sauf nouvelle autorisation. « Dans les zones AOC ou IGP, il faut s’assurer que la production des vignes qui seront plantées en vins sans indication géographique ne puisse pas se retrouver sur le marché des vins à IGP ou à AOC », insiste Stéphane Héraud.

Une autre organisation

Sur les zones d’AOC, le problème peut être résolu en imposant une condition à la plantation de vignes de vin sans IG : ne pas répondre aux cahiers des charges. Par exemple, on peut, sans risque, autoriser la plantation de chardonnay dans le Bordelais pour des vins sans IG car il ne pourra être revendiqué en appellation. « On peut aussi jouer sur la densité de plantation », affirme Stéphane Héraud.

La protection du segment des IGP nécessite une autre organisation. « Celui qui veut planter un hectare de vignes en vue de la production de vin sans IG dans une zone IGP doit s’engager à ne pas revendiquer cette IGP pour la superficie considérée. Cela revient à mettre en place un système de traçabilité des plantations », poursuit le président de l’AGPV.

L’association a détaillé ses positions au ministre de l’Agriculture et à FranceAgriMer dans une lettre expédiée début mars.

L’AGPV regroupe les quatre organisations professionnelles nationales de la production viticole – la coopération (CCVF), les Vignerons indépendants, les vins d’appellation (CNAOC) et les vins à IGP (IGP Vins) –, plus la FNSEA et les JA.

Aurélia Autexier

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