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Pénurie de vin Bémols professionnels aux prédictions de Morgan Stanley

Publié le lundi 04 novembre 2013 - 14h53

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Les professionnels du secteur n’ont pas d’inquiétude pour la production mondiale de vin. De quoi relativiser les prédictions de la banque new-yorkaise annonçant un risque de pénurie de vin.

Les professionnels du vin sont optimistes quant à l’avenir de leur filière. Selon l’OIV, la production a augmenté partout cette année. © C. THIRIET

Les professionnels du vin sont optimistes quant à l’avenir de leur filière. Selon l’OIV, la production a augmenté partout cette année. © C. THIRIET

Les derniers chiffres publiés par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) contredisent les craintes émises mercredi 30 octobre par Morgan Stanley sur une possible pénurie de vin et un risque de hausse des prix.

Selon l’OIV, la production de vin augmente partout cette année chez les principaux producteurs. Elle atteindra 281 millions d’hectolitres (Mhl) contre 258 en 2012.

RÉCOLTES BASSES DE 2012

Rappelons que la banque américaine Morgan Stanley envisage une « pénurie » de vin rouge l’an prochain en se basant sur les récoltes particulièrement basses de 2012, année de qualité mais très serrée en volumes.

« Pourquoi cette étude arrive-t-elle aujourd’hui ? s’interrogeait, jeudi 31 octobre, Stéphane Héraud, vice-président de la Fédération des caves coopératives d’Aquitaine. La tendance de la baisse de la production mondiale est lancée depuis une dizaine d’années. [...] La consommation qui baissait au niveau mondial depuis des décennies, a, depuis cinq à six ans, arrêté de décroître et a même repris son augmentation sur la Chine et les États-Unis. De là à parler de pénurie, c’est beaucoup. »

UN POSSIBLE DÉSÉQUILIBRE

Stéphane Héraud consent cependant un possible « déséquilibre » dû à un manque d’offre du millésime 2012 et à une montée ponctuelle des prix.

Par exemple, en Bordeaux, « cela peut entraîner une surchauffe sur les prix avec une rétention du produit par les producteurs et une catastrophe en terme de perte de part de marché, due au décalage par rapport à la concurrence ».
À chaque petite récolte de Bordeaux note-t-il, « en 1984, 1991 et 2003, il y a eu à chaque fois spéculation et montée des prix, de 40 à 50 %. Mais, lors de la campagne suivante, on a reperdu ce qu’on a pu gagner. Les à-coups ne sont jamais bons pour la filière ».

Pierre Genest, directeur général adjoint de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux en France (FEVS), juge aussi que parler de « pénurie » est un peu fort : « Si on regarde 2013, confie-t-il, on retrouve un niveau de production supérieur à la consommation », alors que depuis 2007, le solde production moins consommation était négatif.

AFP

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