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Muscadet Les producteurs de crus unis sous une bannière commune

Publié le lundi 19 octobre 2015 - 18h43

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Les crus du pays nantais ont mené leur première opération de communication sous leur nouvelle bannière, Les Crus de Nantes, au salon Serbotel. Les producteurs veulent séduire les restaurateurs.

Thierry Martin, porte-parole des Crus de Nantes et producteur à Gorges. ©P.TOUCHAIS

Thierry Martin, porte-parole des Crus de Nantes et producteur à Gorges. ©P.TOUCHAIS

Tous ceux qui estiment que la filière viticole déborde d’organismes en tout genre, vont être ravis de l’initiative prise par des producteurs de crus du muscadet. Ces derniers viennent de se fédérer dans un groupe informel - ni association, ni syndicat - dénommé : les Crus de Nantes. « Auparavant on avait un comité de pilotage des crus au sein de l’ODG muscadet. Désormais, ce groupe porte un nom », résume Thierry Martin, porte-parole, et producteur à Gorges.

Les crus de Nantes rassemblent les producteurs de trois crus reconnus (Gorges, Clisson, Le Pallet), quatre crus en instance de reconnaissance (Château-Thébaud, Goulaines, Monnières Saint-Fiacre, et Mouzillon-Tillières) et deux qui se lancent (La Haye-Fouassière et Vallet).

DES VINS DE GASTRONOMIE

Pour leur première opération de communication, les vignerons des neuf crus se sont installés au Serbotel, le salon nantais réservé aux professionnels de la restauration et de l’hôtellerie qui se tient du 18 au 21 octobre. Ils proposent une centaine de vins à la dégustation.

« Les restaurateurs sont une de nos cibles privilégiées, souligne Thierry Martin. Avec nos crus, qui passent plusieurs mois, voire plusieurs années en élevage, nous offrons des vins de gastronomie alors que traditionnellement, les muscadets sont associés aux huîtres ou aux crustacés ».

MIEUX VALORISER LA PRODUCTION

Les crus sont aussi un levier pour mieux valoriser la production. Dans un vignoble, qui offre, selon un journaliste américain, « le meilleur rapport qualité-prix en vin blanc de France », c’est une nécessité.

« Quand on s’est lancé, on se disait entre nous qu’il ne faudrait rien vendre en prix consommateurs en dessous de 8,50 € du col. Cet objectif est plus qu’atteint. La centaine de vignerons qui produit des crus aujourd’hui, est plutôt entre 10 et 12 €/col », souligne Thierry Martin.

« À 45 hl/ha maximum et avec des élevages de deux à cinq ans, c’est très raisonnable », conclut Fabien Chéneau.

Patrick Touchais La Vigne – Vitisphere

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