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Millésime bio  Démarrage dans un contexte porteur

Publié le mardi 28 janvier 2014 - 15h08

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Le salon Millésime bio s’est ouvert lundi 27 janvier, à Montpellier (Hérault), dans un contexte porteur. Avec près de 800 exposants et un hall d’exposition supplémentaire, le salon franchit un nouveau cap et mise sur une nouvelle progression des visiteurs.

Le salon Millésime bio a accueilli 2 250 visiteurs lors de sa journée d’ouverture le lundi 27 janvier à Montpellier, dans l’Hérault. © M. TRÉVOUX

Le salon Millésime bio a accueilli 2 250 visiteurs lors de sa journée d’ouverture le lundi 27 janvier à Montpellier, dans l’Hérault. © M. TRÉVOUX

Il y avait une bonne affluence hier, lundi 27 janvier, pour l’ouverture de Millésime bio à Montpellier (Hérault). Le salon a accueilli 2 250 visiteurs dès cette première journée, soit 25 % de plus que l’an dernier.

Pour cette vingt et unième édition, les organisateurs ont vu grand, accueillant une centaine d’exposants de plus que l’an dernier. Un troisième hall d’exposition a été ouvert pour accueillir les 795 producteurs et négociants présents cette année.

« MARATHON »

« 800 exposants, c’est un marathon pour les visiteurs, admet Patrick Guiraud, président de Sudvinbio, l’interprofession qui organise ce salon depuis ses origines. Nous veillons à caler la progression des exposants sur celle des visiteurs. L’an dernier, nous avions enregistré une hausse des visiteurs de 25 %, ce qui nous a permis d’accueillir une centaine d’exposants en plus. Mais nous en avions encore une centaine sur la liste d’attente. »

Des chiffres qui traduisent bien le dynamisme de la filière des vins bios, dont le chiffre d’affaires a progressé de 11 % en 2011 et de 15 % en 2012. La croissance pourrait atteindre 20 % en 2013 selon une première estimation dévoilée hier par Patrick Guiraud.

PRODUCTION EN HAUSSE

Avec une production qui, selon les estimations de l’agence bio, a bondi de 41 % entre 2011 et 2012, certains s’inquiétaient l’an dernier d’un encombrement du marché. Les cours avaient d’ailleurs enregistré un net recul dans les Côtes du Rhône, alors qu’en Languedoc, la baisse avait été plus pondérée. Mais la petite récolte de 2013, conjuguée à la croissance de la consommation, a permis d’enrayer cette tendance à la baisse. Les cours des côtes-du-rhône ont quasiment retrouvé leur niveau de 2011. Idem pour les vins du Languedoc-Roussillon.

« Avec l’accroissement de la demande, nous aurons absorbé la hausse des volumes en trois ans. Le marché est porteur. La qualité des vins s’est très nettement améliorée. Les cavistes qui ne voulaient pas de bio il y a dix ans sont aujourd’hui demandeurs », estime Virgile Joly, vigneron à Saint-Guiraud (Hérault).

Nicolas Despagne, producteur en bio depuis 2006 en appellation Montagne Saint-Émilion (Gironde), le confirme : « Depuis un à deux ans, c’est pour le label bio, et non pour l’AOC, que je suis sollicité. Je viens de décrocher deux nouveaux clients parmi les très belles sociétés de négoce bordelaises qui vont proposer mes vins dans la restauration à New York, aux États-Unis. »

CERNER LE MARCHÉ

Certaines caves coopératives produisant de gros volumes en bio sont moins sereines. « Nous avons vendu tous nos blancs et nos rosés, car la demande est très forte. Des opérateurs nous ont même pris du bio pour alimenter leur marché en conventionnel, témoigne Jean-Fred Coste, président de la cave de Vergèze (Gard). Mais sur les rouges, il nous reste des volumes. Notre production bio a progressé de 20 000 hl en trois ans. Cette année, nous avons produit 44 000 hl de vin bio. C’est compliqué à vendre dans un contexte d’accroissement de l’offre. »

Pour mieux cerner les évolutions du marché, France vin bio, interprofession nationale qui fédère à ce jour quatre interprofessions régionales bio (Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Champagne, Val de Loire) va commander une étude prospective. Les résultats de cette étude sont attendus pour la fin d’année 2014. Ils devraient apporter une meilleure lisibilité du marché sur les quinze à vingt ans à venir pour les opérateurs de cette filière en pleine croissance.

Michèle Trévoux

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