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Limitation des rendements de vins sans IG La profession divisée

Publié le vendredi 12 avril 2013 - 15h59

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Bernard Devic, président de la fédération Intersud, a mis sur la table le sujet de la limitation des rendements pour les vins sans indication géographique (VSIG) produits sur des exploitations mixtes. René Moreno, président de l’Anivin, et Boris Calmette, président de la coopération viticole, ont déjà pris position contre un rendement maximum des VSIG. La question pourrait être débattue au conseil spécialisé de FranceAgriMer le 17 avril.

Lors d’une interview accordée début avril au journal régional « L’Indépendant », Bernard Devic, président de la fédération Intersud − organisation interprofessionnelle qui regroupe les vins à appellations et à indications géographiques du Languedoc-Roussillon −, a défendu l’idée d’une limitation des rendements pour les vins sans indication géographique produits sur les exploitations mixtes.

Il revient sur le sujet en précisant : « J’ai parlé de 130 hl/ha au maximum comme j’aurai pu dire 110 hl/ha. Rien de précis n’est arrêté pour l’instant. Ce qui est important, c’est de trouver une solution pour éviter les vignes éponges sur les exploitations mixtes. Le sujet est mis sur la table du bassin de production de la région Languedoc-Roussillon. Il pourrait être débattu prochainement du conseil spécialisé de FranceAgriMer. »

Quelques jours après la publication de cet article, Boris Clamette, président de la coopération viticole, déclarait son opposition à la limitation des rendements des vins sans IG lors d’une conférence de presse organisée le 10 avril.

René Moreno, président de l’Anivin, l’interprofession des vins sans indication géographique (IG), est tout aussi catégorique. Il s’interroge : « Pourquoi les IGP et les AOP s’occupent-elles des règles de production de nos vins ? Certes, il faut éviter que des volumes passent d’un marché à un autre en fonction des opportunités du moment. Les vins sans IG doivent montrer l’exemple d’une bonne gestion professionnelle, mais cela doit passer par la signature de contrats pluriannuels entre producteurs et négociants et non pas par une nouvelle règle comme celle de la limitation des rendements. »

Aurélia Autexier

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