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Le cabestrel  Un nouveau cépage tardif

Publié le lundi 09 février 2015 - 11h08

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Issu d’un croisement entre du cabernet sauvignon et du mourvèdre, le cabestrel vient d’être inscrit au catalogue. Il s’agit d’un cépage tardif avec un potentiel de production moyen et des vins aromatiques. Seul point noir : des acidités plutôt basses.

Le cabestrel, un cépage tardif et qualitatif, a été inscrit au catalogue et peut donc être planté en France. © B. GENEVET/CHAMBRE D’AGRICULTURE DU GARD

Le cabestrel, un cépage tardif et qualitatif, a été inscrit au catalogue et peut donc être planté en France. © B. GENEVET/CHAMBRE D’AGRICULTURE DU GARD

C’est une des nouveautés de l’année 2014. Le cabestrel, variété issue d’un croisement entre le cabernet sauvignon et le mourvèdre, a été inscrit au catalogue et peut donc être planté en France.

« Cette variétale a été conçue pour répondre au changement climatique, qui se traduit dans nos régions par un avancement des dates de récolte », a rappelé Bernard Genevet, conseiller à la chambre d’agriculture du Gard, lors des VIe Entretiens Vigne Vin organisés par l’IFV, le 3 février, à Narbonne.

Cépage très tardif, le cabestrel présente, à date de prélèvement égale, un décalage de maturité d’environ deux degrés par rapport au marselan, mais il atteint facilement 13 % vol., voire plus, à une date de récolte plus tardive. Pour Bernard Genevet, le cabestrel donne des vins de grande qualité et permet d’étaler les vendanges grâce à son caractère tardif.

TARDIF ET QUALITATIF

Comme le marselan, il est très coloré. À la dégustation, les deux cépages sont proches : très colorés (IC entre 12,8 et 15), ronds, gras et gouleyants avec un côté soyeux en bouche. Récolté avant maturité, le cabestrel donne en revanche des vins verts avec des tannins séchants.

Seul bémol : des niveaux d’acidité plutôt faibles (AT entre 3 et 4,2, pH entre 4,05 et 4,35 sur les trois millésimes suivis). Ce qui pose des problèmes d’efficacité du SO2.

Bernard Genevet a rendu compte des résultats du suivi de ce cépage pendant cinq ans sur une parcelle fertile, sans contrainte hydrique, du Gard. Là, le cabestrel s’est révélé moins productif que le marselan mais équivalant au cabernet sauvignon, donnant aux alentours de 10 t/ha.

Par ailleurs, il présente des grappes allongées et peu compactes et n’est donc pas particulièrement sensible à la pourriture grise.

« Cet essai a été réalisé sur des tailles en cordon de Royat, il faudrait le tester en guyot », a précisé le conseiller. Le comportement de ce cépage en situation plus limitante reste aussi à étudier.
Compte tenu des délais de multiplication par les pépiniéristes, les premiers plants ne seront pas disponibles avant 2016.

Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere

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