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Languedoc Les prix, cheval de bataille du CIVL

Publié le mardi 09 décembre 2014 - 17h56

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A l’occasion d’une conférence de presse, mardi 9 décembre, à Paris, l’interprofession des vins du Languedoc a fait le point sur la situation du vignoble et a souligné les enjeux à venir. Le CIVL se félicite d’avoir maintenu les prix et se tourne de plus en plus vers l’export.

Tout va bien dans les vignes languedociennes, annoncent de concert les représentants présents à Paris pour la conférence de presse donnée par le Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL). Malgré une météo automnale peu propice, la filière se félicite d’avoir évité le pire, entre un orage de grêle dévastateur, mais heureusement assez localisé, en juillet et des épisodes pluvieux très médiatiques qui ont heureusement eu lieu après les vendanges. « Le millésime 2014 ressemble au 2012, aussi bien en terme de quantité que de profil », estime Philipe Coste, vice-président du CIVL.

La récolte 2014 devrait donc atteindre 12,3 millions d’hl, contre 13,5 millions en 2013. Si les cuves ne débordent pas, l’interprofession insiste sur le positionnement de ses AOC et IGP, dont les prix sont en constante augmentation depuis la campagne 2010-2011 (+ 37 % pour les cours du vrac des AOC Languedoc entre 2010 et 2014, + 28 % en moyenne pour les IGP Sud de France sur la même période). « Les ventes de nos appellations augmentent mais la production reste stable. Nous portons notre attention sur la valorisation », a insisté Philipe Coste.

Xavier de Volontat, représentant des AOC, confirme les « efforts du CIVL depuis cinq ans pour soutenir les prix au-dessus de 3 euros le col ». Une politique qui paye puisque aujourd’hui, en moyenne, le col d’AOC Languedoc en grande distribution s’écoule à 3,69 euros contre 3,31 en 2011-2012. Une hausse de prix qui semble être acceptée par les acheteurs. « Nous sommes à une période charnière de la campagne, signifie Michel Servage, responsable pour les IGP. Cela fait trois ans que nous faisons passer des hausses. Les gens comprennent que le but est d’atteindre un équilibre financier pour les vignerons. »

L’autre grande préoccupation de la filière du Languedoc est sa position à l’export. « 30 % de nos volumes vont à l’étranger, mais nous consacrons à ce marché plus de 50 % du budget de l’interprofession », ont martelé les différents représentants. L’objectif est d’offrir une visibilité des vins du Languedoc à l’exportation, notamment grâce au travail de hiérarchisation des appellations, et de gagner de nouveaux marchés.

« Dans les années à venir, la baisse de la consommation de vin en France va nous pousser à l’export, anticipe Xavier de Volontat. C’est vers ces marchés que nous développerons nos ventes dans le futur. » L’interprofession entend donc investir sur l’étranger, notamment vers l’Amérique du Sud et quelques nouveaux marchés, comme l’Inde, tout en consolidant ses destinations privilégiées que sont la Chine, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la Belgique.

Emilie-Anne Jodier

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