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Languedoc  La coopération s’attend à des prix élevés

Publié le lundi 31 août 2015 - 11h48

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Avec une récolte annoncée à 13,5 millions d’hectolitres et un niveau des stocks au plus bas depuis quatre ans, les prix devraient rester fermes durant la campagne à venir. C’est du moins l’analyse faite par Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon, devant ses troupes.

Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon (photo d’archive). © B. COLLARD

Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon (photo d’archive). © B. COLLARD

« 13,5 millions d’hectolitres, c’est loin d’être une récolte pléthorique et nos stocks sont au plus bas. Nous repartons donc en ce début de campagne avec des disponibilités au même niveau que l’an dernier. » Pour Boris Calmette, président de Coop de France Languedoc-Roussillon, le message est clair. Même si le volume estimé de la récolte 2015 est en hausse de 800 000 hl par rapport à l’an dernier, il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur les prix.

DES PRIX FERMES POUR LES ROUGES

Selon FranceAgriMer, au 31 juillet 2015 les stocks s’élèvent à 6,457 millions d’hectolitres alors que Coop de France, se fondant sur une enquête réalisée auprès de ses adhérents, les estime à 5,8 millions. « Ces disponibilités représentent entre 3 et 5 mois de commercialisation, juste de quoi faire la jonction avec le nouveau millésime », a indiqué Boris Calmette. Ce dernier table donc sur des prix fermes, notamment sur les rouges.

« L’an dernier, le Languedoc a augmenté significativement ses volumes en rosé et il reste des petits stocks dans cette couleur. Rien de dramatique, mais attention cette année à ne pas aller dans l’excès, au risque de déstabiliser ce marché et de créer des tensions sur le marché en rouge », a-t-il recommandé à la quarantaine de directeurs et présidents de cave héraultais présents vendredi soir au Pouget, dans l’Hérault.

Le souhait a d’ailleurs été émis d’une légère revalorisation des rouges avec des prix différenciés selon les cépages pour encourager, notamment, la production de cabernet-sauvignon que les viticulteurs rechignent à planter.


Trop peu d’acide malique
D’un point de vue qualitatif, François Boudou, directeur de l’ICV de l’Hérault, a indiqué que les degrés évoluent normalement. Mais les teneurs en acide malique sont faibles à très faibles, avec des valeurs inférieures à 1 g/l malgré des niveaux de maturité peu avancés. Cette faible teneur en acide malique peut perturber la maturation des raisins. Lorsqu’elle est inférieure à 1 g/l, les possibilités de chargement en sucres sont fortement réduites. En dessous de 0,5 g/l, elles sont quasiment nulles. Les augmentations de degrés potentiels sont alors plus liées à la concentration qu’à la maturation. En outre, la faiblesse des teneurs en acide malique peut compliquer le déclenchement des fermentations malolactiques.

Michèle Trévoux La Vigne - Vitisphere

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