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Languedoc Des solutions à l’étude pour remplacer les DPU

Publié le lundi 13 mai 2013 - 15h16

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À l’issue d’une rencontre au ministère de l’Agriculture le 7 mai, Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l’Aude, est confiant : deux solutions sont envisagées pour pallier la disparition programmée des DPU (droits à paiement unique) « qui ferait perdre 2,6 millions d’euros à la viticulture audoise ».

« On nous a clairement indiqué que les DPU (droits à paiement unique), c’était terminé pour la profession », explique Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l’Aude, suite à sa rencontre du 7 mai dernier avec Christine Avelin, conseillère technique du ministre de l’Agriculture.

« En fait, le sujet a été tranché après un consensus national sur lequel on ne peut plus revenir. Toutefois, les services du ministre pensent qu’il y a un autre moyen d’agir pour préserver les intérêts des viticulteurs du Languedoc-Roussillon. L’idée est d’agir sur la base de l’article 38 du projet de réforme de la Pac. Ce texte, qui fait partie du premier pilier de la Pac sur les aides directes, prévoit un régime de soutien pour certains types d’agricultures qui rencontrent des difficultés. Actuellement, la viticulture ne fait pas partie des productions visées. L’idée serait de rédiger autrement ce texte pour prendre en considération des vignobles comme le nôtre qui souffre de très petits rendements. Mon collègue des Pyrénées-Orientales a rappelé qu’en 2012, le rendement moyen a été de 38 hl/ha dans son département. »

Autre piste évoquée avec les services du ministère pour préserver cette enveloppe : les aides du deuxième pilier de la Pac, notamment celles liées à l’environnement. « On a mis en avant que la viticulture jouait un rôle important de coupe-feu. Cela doit pouvoir être pris en compte », poursuit Frédéric Rouanet.

Le responsable syndical espère qu’entre les aides du pilier 1 et celles du pilier 2, les viticulteurs de sa région « puissent obtenir l’équivalent de ce qu’ils touchent aujourd’hui ». Et d’argumenter : « La viticulture méditerranéenne a des spécificités qu’il faut reconnaître et aider. »

Au final, le rendez-vous au ministère de l’Agriculture a été jugé satisfaisait. « On attend la confirmation des propositions par courrier d’ici une quinzaine de jours, précise Frédéric Rouanet. Une chose est sûre, nous ferons tout pour préserver nos intérêts. Aujourd’hui, rien que dans l’Aude, 18 000 ha de vignes bénéficient de DPU. Cela représente 2,6 millions d’euros (soit une moyenne de 144 €/ha, NDLR). Il n’est pas question de perdre cette enveloppe. »

Aurélia Autexier

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