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Gironde La cave coopérative de Flaujagues en quête d’un repreneur

Publié le jeudi 10 avril 2014 - 17h41

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Confrontée à des difficultés, la cave de Flaujagues, dans l’Entre-deux-Mers, cherche à intégrer une plus grosse coopérative. Le 15 avril, Coop de France va présenter un audit à ses adhérents pour les aider à choisir.

Rauzan ? Univitis ? Laquelle de ces deux grosses caves coopératives, la petite cave de Flaujagues va-t-elle rejoindre ? La question reste posée.

Pour aider les coopérateurs à prendre leur décision, le 15 avril prochain Coop de France leur présentera son audit sur les forces et faiblesses de leur propre cave et des caves de Rauzan et d’Univitis.

À partir de là, le conseil d‘administration de Flaujagues décidera vers quelle cave d’Univitis ou de Rauzan, il souhaite se rapprocher. Il faut dire que le temps presse. La coopérative de Flaujagues qui réunit 48 adhérents qui exploitent 350 hectares et produit en moyenne 20 000 hl (90 % de rouge) est confrontée à plusieurs difficultés.

La coop réalise un chiffre d’affaires de 2,4 M€ et emploie 5 salariés. Elle a dû faire face à un déficit cumulé sur 2010 et 2011 que Philippe Palézis, nouveau président de la cave depuis le 26 mars dernier, juge « trop important » par rapport au chiffre d’affaires. « Pour nous en sortir, nous avons dû taper dans les réserves de trésorerie importantes de la cave. Nous subissons aussi une pyramide des âges défavorable, une perte de surface de 80 ha en cinq ans et des investissements surdimensionnés et trop haut de gamme. On ne peut pas continuer ainsi. Le danger nous guette. Nous devons fusionner avec une cave plus importante », explique-t-il.

DEUX RAPPROCHEMENTS AVAIENT ÉCHOUÉ

Déjà il y a deux ans, Flaujagues avait tenté de se rapprocher de la cave de Ruch, qui n’est distante que de quelques kilomètres. Las, la fusion a avorté. Question d’hommes. Un autre rapprochement avait été imaginé avec la cave de Sainte-Radegonde. Pour des problèmes de gouvernance, le projet a également capoté.

Du côté de la cave de Rauzan (300 coopérateurs, 3 200 ha), on se dit prêt à étudier le dossier. « Cette fusion nous offrirait un pôle de vinification sur une nouvelle zone géographique, ce qui nous permettrait d’attirer de nouveaux adhérents », explique Philippe Hébrard, directeur de la cave de Rauzan, située à une vingtaine de kilomètres de Flaujagues.

Quant à Univitis (200 adhérents, 2 000 ha), elle voit là la possibilité de s’ouvrir à un nouveau marché, celui du bio sur lequel elle n’est pas positionnée. La cave de Flaujagues produit 2 % de sa récolte en bio.

Colette Goinère

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