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Enquête Le négoce a résisté à la crise jusqu’en 2006

Publié le jeudi 26 janvier 2012 - 17h41

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Une étude réalisée par Montpellier Sup Agro et Crédit agricole SA sur les entreprises de l’aval de la filière (négociants et coopératives) montre que ces opérateurs ont réussi à maintenir leurs taux de valeur ajoutée (valeur ajoutée sur chiffre d’affaires) jusqu’en 2006. À partir de cette date, la crise viticole et l’impact de la crise financière en 2009 ont fini par les impacter.

Ghislain de Mongolfier, président des négociants. © C. LANTENOIS

Ghislain de Mongolfier, président des négociants. © C. LANTENOIS

Le 25 janvier, à l’occasion de la présentation à l’Agev des résultats de cette étude, Ghislain de Mongolfier, président des négociants, a eu cette image : « Le négoce et la production sont dans le même lit, mais avec une couverture trop petite. Parfois, celle-ci est tirée par les négociants, parfois ce sont les vignerons qui en profitent. Cela dépend de la conjoncture. Notre objectif à tous doit être d’agrandir la couverture pour que tout le monde soit bien au chaud. »

L’étude a porté sur 1 032 négoces et coopératives dont le chiffre d’affaires est supérieur à 2 millions d’euros. Ce qui lui donne un « taux de représentativité très proche des 90 % », précise Benoît Stenne, délégué général adjoint de l’Association générale des entreprises vinicoles.

Montpellier Sup Agro et le Crédit agricole SA ont analysé les résultats de ces entreprises durant la période 2006-2009. En 2009, elles ont réalisé un chiffre d’affaires estimé à 20,2 milliards d’euros, soit 13,5 % du CA total des industries agroalimentaires. Sur la période 2006 à 2009, leur chiffre d’affaires a progressé de 11 %, ce qui est conforme au taux d’inflation.

Parmi les enseignements apportés, on constate une baisse d'un point du taux de valeur ajoutée lequel passe de 20,2 % en 2006 à 19,3 % en 2009. Cela s’explique par un recul des exportations, généralement créatrices de valeur ajoutée et par une difficulté à répercuter aux distributeurs une augmentation du prix des matières premières, notamment du verre.

L’étude montre aussi que, dans ce contexte de baisse des résultats, les coopératives préservent moins leur marge que les négociants. Cela s’explique par leur volonté de préserver les revenus de leurs adhérents, vignerons.

Plus globalement, l’analyse montre que ces entreprises immobilisent beaucoup de capitaux, leur actif total étant égal à leur chiffre d’affaires. « Nous avons une image de trader, mais elle est fausse, indique Ghislain de Montgolfier. Le négoce c’est une industrie lourde qui immobilise beaucoup de capitaux. Nous avons des stocks. Nos entreprises s’inscrivent dans la durée. »

Entre 2006 et 2009, les stocks des négociants ont progressé de 10 % en raison d’une mévente en période de crise et d’un effet spéculatif sur les grands crus. Au final, ces stocks représentent 33 % de l’actif en 2009…

Enfin, en ces temps de crise, il apparaît que les délais de paiements des fournisseurs se sont rallongés et ce, d’avantage chez les négociants que chez les coopératives.

A. A.

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