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Côtes de Gascogne 60 signatures pour la charte des producteurs d’IGP

Publié le vendredi 14 juin 2013 - 15h51

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Le Syndicat des côtes de Gascogne, qui tenait son assemblée générale le 13 juin à Réans (Gers), a fait un point sur la mise en place de sa charte des producteurs d’IGP. Soixante producteurs l’ont d’ores et déjà signée.

Jean-Pierre Drieux, le président du syndicat des côte de Gascogne. © F. JACQUEMOUD

Jean-Pierre Drieux, le président du syndicat des côte de Gascogne. © F. JACQUEMOUD

En 2012, face à l’augmentation des ventes de vins sans indication géographique (VSIG), le syndicat et la section interprofessionnelle des côtes de Gascogne ont proposé aux vignerons de signer une charte, afin de préserver et de défendre l’origine côtes de Gascogne.

Par cette démarche « volontaire et responsable », les producteurs s’engagent à respecter des rendements en IGP Côtes de Gascogne. Ceux-ci ne devront pas dépasser 110 hl/ha en rouge, rosé et blanc sur les cépages sauvignon et chardonnay. Les cépages blancs traditionnels (colombard, ugni blanc, mansengs…) restent positionnés au rendement actuel de 130 hl/ha.

Les viticulteurs ne doivent pas non plus dépasser un rendement moyen sur l’exploitation de 130 hl/ha en blanc ou doivent différencier les parcelles destinées à la production de vins IGP de celles destinées à la production de VSIG (voir notre article paru en juin 2012).

« À ce jour, nous avons plus de soixante chartes signées et toutes les coopératives se sont engagées, a indiqué Jean-Pierre Drieux, le président du syndicat. Nous sommes satisfaits car cela représente une importante partie des viticulteurs qui mettent leur vin en bouteilles. En revanche, il est trop tôt pour dire si cela a un effet sur les volumes produits pour l’IGP, d’autant que l’année 2012 a été un peu difficile en Gascogne. Il faudra attendre une grosse année de production pour le savoir. »

On note toutefois que les volumes d'IGP Côtes de Gascogne en blanc sec se maintiennent. En vrac, par exemple, à la fin mai 2013, 190 300 hl avaient été contractualisés à 80,34 €/hl en moyenne, contre 141 400 hl l’année dernière à la même époque, à 70,86 €/hl.

« Aujourd’hui, il faut que la dénomination côtes de Gascogne, qui permet de valoriser notre territoire, soit davantage mise en évidence sur les étiquettes, a souligné le président. Pour cela, nous comptons sur le sens de l’intérêt collectif de chacun d’entre nous. »

Bernard Bonnet, président de la section interprofessionnelle côtes de Gascogne a reconnu que « les VSIG pouvaient être un atout s’ils font l’objet de contractualisations, mais que le bassin de production ne devait pas fournir uniquement des produits basiques. Penser que faire fi de l’origine pourra nous assurer demain des marchés mondiaux est une erreur, a-t-il affirmé. De même que mettre une étiquette IGP sur un produit non qualitatif. Seule une structuration équilibrée de la production fera que nous résisterons ».

Quelles limites pour l’identification Sud-Ouest ?

Qui peut utiliser le terme Sud-Ouest dans sa communication ? La marque « Sud-Ouest France », portée à l’origine par l’Interprofession des vins du Sud-Ouest (IVSO), peut aujourd’hui être utilisée par les sections qui la composent (côtes de Gascogne, Gaillac, Fronton, Madiran et Saint-Mont), ainsi que par Cahors, qui a rejoint le collectif en janvier.

Les vignobles de Bergerac, de Buzet-sur-Baïse, des côtes du Marmandais et de Duras, qui ne font pas partie de l’IVSO mais dont les vins sont classés dans le rayon Sud-Ouest des grandes surfaces, peuvent également être légitimement identifiés sous le terme Sud-Ouest.

En revanche, depuis que les conseils régionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées ont créé une bannière Sud-Ouest pour identifier les produits des deux régions, les choses se compliquent. Certains opérateurs viticoles bordelais semblent en effet vouloir utiliser aussi ce terme pour leur communication. Ce qui fait grincer des dents chez les appellations du bassin viticole reconnu comme « le » bassin du Sud-Ouest.

Florence Jacquemoud

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