Actualités viticoles

Côtes de Bordeaux  L’union syndicale paie sur le plan commercial

Publié le vendredi 17 avril 2015 - 15h13

    • agrandirla taille du texte
    • rduire la taille du texte
    • imprimer

L’Union des Côtes de Bordeaux a doublé ses exportations en cinq ans. Elle souhaite qu’à l’avenir celles-ci représentent 40 % des ventes. Pour ça, elle mise sur le soutien du négoce.

De gauche à droite : Franck Richard (président du Syndicat des Francs), Patricia Zabalza, Stéphane Héraud, Franck Jullion, Françoise Lannoye (président du Syndicat de Castillon) et Laurent Gapenne (président du Syndicat de Cadillac).

De gauche à droite : Franck Richard (président du Syndicat des Francs), Patricia Zabalza, Stéphane Héraud, Franck Jullion, Françoise Lannoye (président du Syndicat de Castillon) et Laurent Gapenne (président du Syndicat de Cadillac).

Les quatre syndicats viticoles communaux de Blaye, Cadillac, Castillon et Francs ont créé l’appellation transversale Côtes de Bordeaux en 2009. Un choix pertinent puisqu’aujourd’hui leur mouvement de mutualisation porte ses fruits sur le plan commercial. « Il n’y a quasiment plus de repli en bordeaux générique au négoce : les volumes déclarés sont bien commercialisés par les domaines, ce qui démontre qu’il y a un marché bien identifié », résume Stéphane Héraud, le président de l’Union des Côtes de Bordeaux. De plus, le poids des exportations dans les sorties de chai a bondi de 11 à 22 % en cinq ans. Ces bons résultats sont portés par les marchés allemand, asiatique et américain.

OBJECTIF : 40 % À L’EXPORT

Mais l’objectif des Côtes de Bordeaux est de doubler ce chiffre pour atteindre 40 %, soit la moyenne de l’ensemble du vignoble bordelais (42 % en 2014).

Pour l’atteindre, l’Union mise sur le soutien de la place de Bordeaux. Réunis ce 16 avril à l’espace Darwin, les vignerons des Côtes ont fait un appel du pied aux négociants avec un « dress code » on ne peut plus « smart casual » (chemise blanche et jean). « Nous avons besoin que le négoce s’approprie ces AOC. La création de marques fortes est l’une des raisons de notre union. Il faut maintenant leur faire comprendre que leur portefeuille doit être complété par des côtes-de-bordeaux », annonce Stéphane Héraud. Un chemin tracé par la nouvelle identité adoptée par l’ODG et présentée ce 16 avril en assemblée générale.

UNE NOUVELLE IDENTITÉ

Adieu les coteaux perchés dans les nuages et le slogan « toujours plus haut », désormais les Côtes de Bordeaux s’approprient la bouteille bordelaise (en écho à la campagne du CIVB) et jouent sur les mots avec l’accroche « côtes et cœur ». Face aux demandes de clarification de l’identité des Côtes de Bordeaux, « nous avons identifié des mots clés pour présenter l’ADN de nos vins : leur géographie (coteaux, patrimoine…), leurs qualités (diversité, plaisir…), leurs aspirations (découverte, modernité…)… », énumère Patricia Zabalza, la directrice de l’Union des Côtes de Bordeaux.

UNE UNION QUI GRANDIT

Avec ces outils, les Côtes de Bordeaux sont en ordre de marche pour les prochaines années. Un esprit conquérant qui a séduit le syndicat des Côtes de Bordeaux Sainte-Foy qui souhaite rejoindre l’Union en 2016. Et, les paris sont ouverts sur une possible sixième pièce rapportée. Les Côtes de Bordeaux Saint-Macaire tiendraient la corde. Cette AOC de vins blancs étudie une ouverture aux rouges, ce que son intégration dans les Côtes de Bordeaux rendrait possible. Quant à l’entrée des Côtes de Bourg au sein des Côtes de Bordeaux, cela relève toujours de la douce utopie. « Sans être mauvaises, les relations entre Blaye et Bourg ont toujours été compliquées, s’amuse Franck Jullion, le président du Syndicat viticole de Blaye-Côtes de Bordeaux, l’histoire dira ce qu’il adviendra. Pour l’heure, Bourg suit sa route et nous la nôtre. »

Avec 1 000 vignerons pour moins de 12 000 hectares de vigne, l’Union des Côtes de Bordeaux représente aujourd’hui 10 % des vins produits en Gironde. 38 % de ses ventes sont réalisées en vrac (contre 53 % il y a cinq ans), pour un cours ayant atteint 1 400 euros le tonneau lors de la dernière campagne (contre 980 €/tonneau il y a cinq ans).

Alexandre Abellan
Vitisphere - La Vigne

 

Ces articles peuvent également vous intéresser

Rosés de Provence
Il reste des marchés à conquérir !

Publié le 09 mars 2015

Thomas Thévenoud
Nouveau défenseur du vin

Publié le 02 septembre 2014

Conseils d’experts 
Comment sécuriser vos exportations en Chine

Publié le 04 juin 2014

Vallée du Rhône
Succès commercial à l’export et en grande distribution française

Publié le 08 avril 2014

Farming Simulator
Les commentaires (0)
Fonctionnalité réservée aux abonnés

Le commentaire d'article est réservé aux abonnés de La Vigne.

Si vous êtes abonné, identifiez-vous dans le bloc "services experts"
situé en haut à droite de la page.

Si vous voulez vous abonner et profiter de tous les contenus du site ainsi que de l’édition papier de La Vigne, cliquez sur le lien ci-dessous :

Actualités viticulture
Toutes les Actualités viticoles

Météo locale

Vidéos

Kress : deux étoiles filantes

©M.CAILLON
Galerie Verte et Vin