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Congrès de la CFVDP Les droits à paiement de base sur la table

Publié le vendredi 22 juin 2012 - 16h33

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La Confédération française des vins de pays (CFVDP) a profité de son congrès annuel, tenu à Bastia (Haute-Corse) les 21 et 22 juin, pour mettre le débat des droits à paiement de base sur la table. L’enjeu pour elle est de pouvoir bénéficier de ces soutiens tout en préservant le budget d’aides spécifiques à la viticulture fort de 280 millions d’euros.

« Les textes de la Commission européenne offrent à la viticulture l’accès à la fois au programme spécifique et aux droits à paiement de base. Pourquoi refuser ces derniers ? » a déclaré Michel Servage, président de la CFVDP, lors d’une table ronde organisée au cours du congrès annuel de l’organisation syndicale.

Si les viticulteurs souhaitent préserver à tout prix le budget annuel de 280 millions d’euros d’aides spécifiques (aides à la restructuration, à l’investissement, à la promotion…), ils goûteraient bien au régime des droits à paiement de base (DPB), puisque Bruxelles le leur propose.

La CFVDP, et plus largement les organisations syndicales représentatives de la viticulture, s’interroge sur la demande de la France (antérieure à l’élection présidentielle) d’exclure de facto la filière viticole et les fruits et légumes de l’accès aux DPB. Et Denis verdier, président des Vignerons coopérateurs, d’estimer : « Il n’y a pas de raison d’aider les gros céréaliers du XVIe arrondissement et de laisser tomber les petits vignerons. »

Cette position française pourrait être revue si l’on en croit les propos tenus par Christine Avelin, chargée des filières végétales au cabinet de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. « Sur la question, il n’y a pas de présupposé au sein du gouvernement », a-t-elle affirmé.

La FNSEA soutient les programmes spécifiques à la viticulture mais n’a pas de position officielle sur son accès aux DPB.

« Tous les secteurs de production veulent optimiser les propositions de la Commission européenne. Et tout le monde s’interroge sur qui va gagner et qui va perdre ? Je crois qu’il ne faut pas opposer les secteurs de production. Il faut trancher sur la question de la dotation aux DPB en viticulture et de son financement », a lancé Jérôme Despey, vice-président de la FNSEA, qui a invité les viticulteurs à s’interroger également sur les mesures agri-environnementales et les mesures de gestion des risques.

Par ailleurs, la députée européenne Françoise Grossetête a tenu à avertir les viticulteurs : « Il ne faut pas vous imaginer que vous gagnerez sur tous les plans. » En clair : si la viticulture bénéficie de DPB, le budget dédié aux mesures spécifiques risque d’être rétréci.

Agra Presse

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