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Cognac  La viticulture n’est pas opposée à des plantations nouvelles

Publié le mardi 29 mai 2012 - 17h51

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« Nous ne sommes pas opposés à des plantations nouvelles à Cognac, à condition de prendre le temps d’y réfléchir », a déclaré Christophe Forget, lors d’une conférence de presse le 29 mai. Le président de l’Union générale des viticulteurs pour la défense de l’appellation Cognac (UVBC) a voulu s’exprimer sur les récentes déclarations de négociants qui ont fait part de leur souhait de voir le vignoble de Cognac s’agrandir. « Il ne s’agit que de positions individuelles, pas de celle de la famille du négoce », a-t-il rappelé. Faut-il planter de nouvelles vignes ? L’UVBC souhaite lancer cette discussion avant d’en débattre au BNIC.

Christophe Forget s’est également exprimé sur le haut niveau de rendement (10,83 hl AP/ha) demandé par l’interprofession de cognac cette année. Selon lui, la viticulture ne peut que s’en réjouir.

Parmi les points moins positifs, il a souligné que les stocks détenus par la viticulture baissent depuis plusieurs années. « Ils représentaient 38 % du stock total de la région en 2006. Aujourd’hui, nous ne sommes plus qu’à 25 %. C’est lié aux achats d’eaux-de-vie vieilles par le négoce. Mais nous devons conserver notre part du stockage. »

Le président du syndicat des producteurs rappelle que le marché du cognac se tourne vers les pays à forte valeur ajoutée, notamment asiatiques. Ceci se traduit par des mises en stock importantes afin de pouvoir rallonger la durée d’élevage et de produire des eaux-de-vie vieilles. « Mais il ne faudrait pas que ces marchés se retournent. »

Surtout, il regrette la sous-alimentation des pays acheteurs de produits d’entrée de gamme, c’est-à-dire les pays de l’Alena et de l’Europe. Ces marchés sont d’abord ceux des PME du négoce. Celles-ci ont l’habitude de se fournir sur le marché libre, qui représente en temps normal 10 % des achats d’eaux-de-vie. Les PME souffrent du manque d’approvisionnement. En effet, les grandes maisons de Cognac achètent tout ce qui est disponible. Ces derniers temps, elles ont encore accru leurs contractualisations, ce qui crée un emballement sur le marché libre.

« On assiste à un changement de tactique chez les petits négociants, note Christophe Forget. Certains commencent aussi à contractualiser. Mais c’est encore insuffisant. »

M. G.

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