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Charente Le vignoble est riche en biodiversité

Publié le vendredi 02 octobre 2015 - 09h17

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Les haies et les vergers sont plus riches en arthropodes que les vignes. Mais celles-ci en présentent également une bonne diversité. Les insecticides n'ont pas eu d'influence sur le nombre de captures.

La parcelle étudiée possède une grande biodiversité. ©CA Charente

La parcelle étudiée possède une grande biodiversité. ©CA Charente

Depuis 2013, la chambre d’agriculture de Charente mesure la biodiversité sur un îlot de 15 ha d’ugni blanc, situé au sud de Barbézieux. Sa particularité ? Il est bien représentatif du vignoble. On y trouve un bois, un fossé, un point d’eau, un verger, un jardin et deux haies plantées en 2012. De quoi voir s’il y a des différences entre la vigne et ces infrastructures agro-écologiques. Les résultats ? En 2014, entre mai et juillet, les expérimentateurs ont piégé 17 998 arthropodes volants appartenant à 78 espèces différentes. « Les pluies et les températures supérieures à 35 °C sont défavorables au vol des arthropodes. En revanche, les traitements insecticides utilisés par le viticulteur n’ont pas eu d’influence sur le nombre de captures », indique Jean-Christophe Gérardin, consultant en viticulture à la chambre d’agriculture de la Charente. Autre enseignement : les captures sont supérieures de 20 % et plus dans les haies et les vergers par rapport à la vigne. « Nous avons été très surpris de ce résultat car les haies sont encore petites. Il sera intéressant de voir l’évolution dans quelques années, lorsque les haies seront encore plus développées », note Jean-Christophe Gérardin. 

« LES VIGNES NE SONT PAS DES DÉSERTS »

Les espèces les plus capturées : des insectes utiles comme Chloromyia speciosa, une petite mouche qui à l’état larvaire se nourrit de quantité de larves nuisibles ; Chelostoma florisomne, une abeille solitaire ; Rhagonycha fulva (téléphore fauve), un coléoptère qui se nourrit de pollen et de petits insectes et Phosphugura atrata, un autre coléoptère prédateur des escargots. On trouve aussi un puceron de la famille des Aphididae, un ravageur secondaire mais qui impacte peu les vignes. 

Les résultats obtenus cette année suivent la même tendance : « Environ 1 000 captures et 32 morpho-espèces par semaine. Les viticulteurs n’ont pas conscience de ces chiffres », constate Jean-Christophe Gérardin. Leurs vignes sont loin d’être des déserts… À eux de le faire savoir.

Christelle Stef La Vigne - Vitisphere

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