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Bourgogne Bisbille autour d’une mention sur l’étiquetage

Publié le mercredi 06 février 2013 - 16h13

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Alors que la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne (CAVB) encourage la mention « vins de Bourgogne » sur toutes les étiquettes de ses vins, le droit européen l’interdit aux vins qui ne peuvent pas se replier en AOC Bourgogne. D’un côté, la profession met en avant un atout marketing, de l’autre, les juristes puristes défendent l’argument technique.

Le sujet est d’autant plus épineux que les deux camps qui s’opposent ne parlent pas le même langage. D’un côté, la Confédération des appellations et vignerons de Bourgogne (CAVB) souhaite développer une stratégie marketing autour de la notion « vins de Bourgogne », de l’autre, l’Union européenne veut interdire la mention pour tous les vins qui ne pourraient pas se replier en AOC Bourgogne. La réglementation est entrée en vigueur fin 2012. L’Inao et les douanes vont devoir l’appliquer.

Face à cela, et suite à l’appel à la « désobéissance citoyenne » lancé par la CAVB en juin 2012, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne a décidé d’être « aux côtés de ceux qui seront ennuyés par l’administration ». Les producteurs sont donc invités à inscrire la mention « vins de Bourgogne » sur toutes les étiquettes de vins de Bourgogne.

Sont donc particulièrement sur le grill les « appellations régionales ou sous-régionales ne pouvant pas se replier en AOC Bourgogne », comme Saint-Bris, Petit Chablis, Mâcon, Bouzeron…

« Pourquoi priver ces appellations bourguignonnes de la mention "vin de Bourgogne" sur l’étiquetage ? demande Jean-Michel Aubinel, le président de la CAVB. Pour nous, la mention "vin de bourgogne" ne répond pas à la notion de replis ou de positionnement hiérarchique, mais bien à une appartenance à une région donnée, la Bourgogne. Il est d’usage depuis toujours d’indiquer cette mention pour les appellations concernées. Comment refuser à une appellation bourguignonne de signifier au consommateur qu’elle appartient à la bourgogne viticole ? » interroge celui qui est également président de l'Union des producteurs de vins Mâcon . Il promet d’ailleurs de « réinterpeller » le président de l’Inao à ce sujet lors de sa prochaine tournée des régions.

Dans cette histoire, tous veulent protéger le consommateur. Mais économiquement parlant, le mot « Bourgogne » et sa réputation restent « la clé de voûte de notre économie », souligne toutes les études du BIVB.

Cédric Michelin

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