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Bordeaux La Belgique, premier investisseur étranger

Publié le mardi 28 mai 2013 - 16h19

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Le troisième rassemblement du G-vin, club informel de personnalités et journalistes du monde du vin, a eu lieu le 28 mai en Gironde. La Belgique, premier investisseur étranger dans le Bordelais, a été mise à l’honneur.

Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. © CIVB

Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux. © CIVB

Quel est le premier investisseur étranger dans le Bordelais ? D’emblée, la réponse fuse : la Chine. Oui, mais pas seulement. La Belgique arrive ex aequo, avec une cinquantaine de châteaux détenus par des investisseurs belges. C’est la « découverte » proposée lors de cette troisième édition du G-vin, préparée par le journaliste Barthélémy, ancien président de l’Association de la presse du vin et le journaliste belge Bernard Sirot, sous l’égide du Club de la presse de Bordeaux.

La matinée organisée dans les locaux de Bordeaux Management School a été l’occasion de rencontrer certains de ces investisseurs. Parmi eux, Chris Cardon, propriétaire du château La Haye (Saint-Estèphe) et ex-pharmacien, explique qu’il a toujours cherché à investir sur le long terme et sur la qualité du vin, laquelle passe par une équipe de collaborateurs bien construite.

« Les Belges recherchent des propriétés avec de beaux terroirs. Sur ce sujet, ils ont une bien meilleure connaissance que les chinois », indique-t-il. Discrets par nature, ces propriétaires belges ne recherchent pas forcément les œnologues stars. « Je n’ai pas une vedette comme Michel Rolland, mais le directeur que j’ai recruté est très compétent », lâche Jacques de Schepper, qui détient des propriétés en Saint-Émilion grand cru (château La Croizille) mais aussi en Margaux et Bordeaux supérieur.

Que représente le marché belge dans les exportations de vins de Bordeaux ? La Belgique est le troisième client en volume après la Chine et le Royaume-Uni et le sixième en valeur. En 2012, cette destination a progressé de 12 % avec 255 000 hl pour une valeur de 141 millions d’euros (+ 20 %). « Dans le plan Bordeaux demain, la Belgique fait partie des sept pays prioritaires. C’est un marché de cœur de gamme. Les Belges font attention à ce qu’ils achètent. Ils sont très attentifs au rapport qualité/prix », a expliqué Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB).

Le rapprochement du vignoble bordelais avec la Belgique devrait aussi se concrétiser avec une prochaine Fête du vin de Bordeaux à Bruxelles. Une mission conduite par la mairie de Bordeaux et le CIVB qui s’est rendu dans la capitale belge il y a quelques semaines afin de vendre le concept de la fête du vin de Bordeaux. Elle pourrait avoir lieu en septembre 2014. Le 3 juin prochain, la commission de promotion du CIVB va se saisir du dossier.

Colette Goinère

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