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Bordeaux Grands chais de France forme ses salariés à l’embouteillage

Publié le jeudi 23 janvier 2014 - 10h56

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Grands chais de France a remis des certificats de qualification professionnelle à des salariés de son site de conditionnement de Landiras, en Gironde. Objectif de cette formation : réussir au mieux l’embouteillage de 170 millions de cols par an.

Grands chais de France, connu pour sa discrétion, a ouvert les portes de son site d’embouteillage de Landiras, en Gironde, le 21 janvier, à l’occasion de la remise des diplômes Certification de qualification professionnelle (CQP) des salariés de l’entreprise. Le site qui emploie 500 personnes s’est lancé dans un vaste programme de formation continue, accompagné par le FAFSEA (Fonds d’assurance formation des salariés, exploitants et entreprises agricoles).

Depuis 2013, un CQP Conduite et maintenance des machines d’embouteillage et de conditionnement est engagé. En 2015, plus de cent salariés auront suivi cette formation, qui englobe notamment les aspects de traçabilité, d’hygiène et de sécurité sur les lignes d’embouteillage. L’occasion de comprendre comment le site qui embouteille 170 millions de cols par an réussit un embouteillage respectueux des qualités du vin.

Tout commence à l’arrivée des camions citernes. Ils sont une vingtaine chaque jour à livrer le site des Grands chais. Les vins arrivent deux semaines maximum avant leur mise en bouteille. 80 % des volumes sont destinés à l’export : Asie, Afrique et Russie notamment. Ils subissent alors un premier contrôle.

« Notre labo interne (trois laborantins et quatre œnologues) vérifie si le vin est conforme à la qualité que nous avons achetée. Il analyse le degré alcoolique, le taux de sucre, l’acidité totale et volatile, le S02 libre et le SO2 total », explique Étienne Durand, responsable qualité du site.

1 300 000 bouteilles par jour

Une fois accepté, le vin va subir une méthode appelée sparging. Il s’agit d’injecter de l’azote pour éliminer l’oxygène dissous dans le vin. L’objectif étant d’atteindre 0,8 milligramme par litre. Dans le même temps, on va protéger le vin de tout contact avec l’air. Pour cela, de la glace carbonique est introduite dans les cuves de réception des vins. Le CO2 se vaporise et vient se poser au sommet de la surface du vin. Étant plus lourd que l’air, il forme un matelas protecteur. Ces deux méthodes permettent d’atteindre 0,8 milligramme d’oxygène dissous par litre dans la cuve de réception.

Étape suivante : une filtration tangentielle, suivi d’une électrodialyse pour la stabilisation tartrique. Puis une nouvelle filtration sur membrane est pratiquée juste avant la mise en bouteille afin d’enlever toute levure. Enfin, le vin est conditionné. Des sept lignes d’embouteillage, sortent jusqu’à 1 300 000 bouteilles par jour. Ces lignes sont équipées pour plus de 60 formats différents avec du bouchage en liège, à vis, ou en plastique. Le site de Landiras est aussi pourvu de quatre lignes de tirage en bibs.

Vient l‘étape du stockage. La capacité actuelle est de 20 millions de cols. Grands chais de France construit un second magasin de stockage automatique. Il représente un investissement de 10 millions d’euros. Il sera achevé en avril prochain et permettra de sotcker 10 millions de cols supplémentaires.

Des traceurs  dans les conteneurs

« Lorsque le vin quitte notre site, il faut qu’il soit transporté dans les meilleures conditions possibles. Je sensibilise les clients au fait qu’il faut vraiment prendre en compte la température dans les conteneurs », indique Étienne Durand. Depuis trois ans, il a placé des traceurs qui mesurent le taux d’humidité, la température, la lumière et les chocs sur des conteneurs à destination de l’Asie, du Japon notamment.

Étienne Durand a ainsi pu constater que le déchargement des conteneurs d’un bateau est un moment clé. Il arrive qu’ils attendent sur un quai, immobiles, en plein soleil. La température peut alors grimper jusqu’à 50 degrés. « L’avenir du vin se joue à ce moment-là », répète-t-il. En attendant, il continue de veiller au respect du vin. Des tests sur différents types d’isolations à l’intérieur des containers vont être menés.

Colette Goinère

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