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Beaujolais  Les tensions s’apaisent

Publié le jeudi 30 juillet 2015 - 17h23

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Réunie en assemblée générale mercredi 29 juillet, l’interprofession beaujolaise a évoqué un contexte économique difficile. Les membres ont également insisté sur la nécessité de calmer les tensions internes.

Gilles Paris, président d’Interbeaujolais, invitent les viticulteurs à mieux maîtriser leur commercialisation. © INTERBEAUJOLAIS

Gilles Paris, président d’Interbeaujolais, invitent les viticulteurs à mieux maîtriser leur commercialisation. © INTERBEAUJOLAIS

Mercredi 29 juillet se tenait à Villefranche-sur-Saône (Saône-et-Loire) l’assemblée générale de l’interprofession du Beaujolais. Une réunion pendant laquelle les débats liés au contexte économique actuel, jugé « très difficile », ont largement dominé.

En effet, avec une récolte 2014 très généreuse, la filière se retrouve avec un surplus de 130 000 hl, composé de Beaujolais et Beaujolais villages, à commercialiser. Un déséquilibre qui implique des cours très bas. En cause, des viticulteurs cédant leurs vins à des prix cassés, jusqu’à 80 €/hl.

DÉFICIT D’IMAGE

« Nous proposons des vins légers, fruités, avec un très bon rapport qualité-prix, observe un participant. Alors pour quelles raisons perdons-nous des marchés ? » Pour Philippe Tranchand, président de la Fédération des négociants du Beaujolais-Mâconnais, le problème vient du déficit d’image. « Les marchés étrangers nous disent que notre produit n’est pas connu. La seule issue passe donc par le développement de l’image pour donner envie aux consommateurs », estime-t-il.

Certains considèrent que la communication seule ne résoudra pas le problème. « Remonter la pente passe par une meilleure organisation commerciale », suggère un vigneron. Sébastien Coquard, de l’ODG du Beaujolais, souhaiterait « faire arriver d’autres opérateurs sur la région ». Pour Gilles Paris, président d’Interbeaujolais, les viticulteurs qui « bradent leur vin » doivent faire des efforts pour mieux maîtriser leur commercialisation. « Il ne faut produire que ce qu’on sait vendre », a-t-il rappelé

Pour d’autres, il faut arrêter de réfléchir et agir : « Comment mettre sur le marché ces 130 000 hl, voilà ce que devrait être le thème du prochain séminaire ! », dit un viticulteur.

RETROUVER UNE UNITÉ

Quels que soient les avis, l’assemblée présente est au moins tombée d’accord sur la nécessité d’enterrer la hache de guerre et de retrouver une unité. Le séminaire de « réflexion stratégique », fixé au 25 septembre prochain, servira à avancer sur les pistes pour sortir l’interprofession de la crise.

En attendant, le budget pour la prochaine campagne a été voté par les 60 membres, viticulteurs et négociants, ce qui est déjà une « belle avancée ». Des modifications statutaires sont également prévues dans les prochains mois afin de prendre en compte la réorganisation des ODG, mais aussi pour mettre en place les futures « sections interprofessionnelles » que souhaitaient les ODG du Beaujolais et des Crus.

Juliette Cassagnes
Vitisphere – La Vigne

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