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Beaujolais L’hélicoptère toujours en action

Publié le mercredi 03 juillet 2013 - 16h21

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Si l’usage de l’hélicoptère fait débat dans le Bordelais, on continue de l’utiliser dans les vignes en forte pente. Le 2 juillet, la profession a même choisi de convier les administrations et la presse à l’occasion d’un traitement.

Le 2 juillet, l’administration et la presse ont pu assister à un traitement par hélicoptère sur les vignes pentues de la Coopérative agricole Mâconnais-Beaujolais. © D. B.

Le 2 juillet, l’administration et la presse ont pu assister à un traitement par hélicoptère sur les vignes pentues de la Coopérative agricole Mâconnais-Beaujolais. © D. B.

En rase-mottes au-dessus des collines couvertes de vignes de Juliénas (Rhône), l’hélicoptère fait des arabesques à quelques mètres des ceps, passe d’une parcelle à l’autre avec rapidité. À le voir ainsi voler, on comprend vite pourquoi la Coopérative agricole Mâconnais-Beaujolais (CAMB) fait appel à lui pour traiter contre l’oïdium et le mildiou les parcelles en appellation Juliénas ou Chiroubles.

« Ces parcelles sont très pentues, notent Julien Giroux, technico-commercial de la CAMB et Vincent Audras, le propriétaire des vignes traitées. On ne peut les traiter qu’à dos d’homme. Il est très difficile de trouver des gens pour ce travail. Et c’est aussi une question de réactivité en cas de très mauvaises conditions météo. »

Ce 2 juillet, tous deux ont invité les administrations et la presse à assister à un traitement aérien pour leur en expliquer la nécessité et détailler toutes les précautions prises.

Pour pouvoir utiliser l’hélicoptère, les opérateurs doivent obtenir une dérogation préfectorale. Avant de la délivrer, le préfet consulte les services de la DDT et de la Draaf. Il rend son avis après un mois de consultation publique. Reste encore à prévenir l’administration, les mairies concernées et les syndicats agricoles 48 heures ouvrables avant chaque traitement. Passé ce parcours du combattant, le traitement est réalisé, souvent sous l’œil des techniciens de la Draaf.

« Nous venons presque à un traitement sur deux, explique Christophe Marie, responsable de l’unité contrôle des intrants de la Draaf. Nous vérifions que les produits utilisés sont autorisés pour le traitement, que les parcelles ont un problème de topographie ou d’état sanitaire urgent. Nous vérifions également l’éloignement d’au moins 50 m des habitations et des cours d’eau. »

Dans le Rhône, 60 ha sont traités en Beaujolais et 125 ha en Côte-rôtie.

Si toutes les précautions sont prises, quels sont les risques pour l’environnement ? « Avec des buses antidérive et des alourdisseurs pour les produits, il n’y pas plus de déperdition qu’avec un traitement au sol », estime Julien Giroux.

Vincent Audras termine avec un argument massue : « Sans le traitement aérien, les parcelles pentues sont inexploitables. En Beaujolais, ce seraient les premières à disparaître. »

D. B.

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