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Beaujolais-Bourgogne La fusion du Cibas et d’Icône donne Siqocert

Publié le lundi 16 juin 2014 - 17h03

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La procédure de rapprochement entre les deux organismes de contrôle des vins du Beaujolais et de Bourgogne, le Cibas et Icône, a abouti à la création de Siqocert, désormais compétent sur les deux régions. Les responsables annoncent vouloir garder « le meilleur des deux organismes » et rassurer les vignerons du Beaujolais pour la campagne des primeurs.

Christophe Ferrari, ex-président d’Icône, est maintenu à la tête du nouvel organisme.

Christophe Ferrari, ex-président d’Icône, est maintenu à la tête du nouvel organisme.

Le 28 mai, les conseils d’administration d’Icône et du Cibas ont voté le rapprochement des deux structures. La disparition des deux organismes de contrôle au profit de la création d’une nouvelle entité, envisagée au début des négociations, n’a pas été finalement retenue.

C’est le capital social de l’ex-Icône qui a été modifié, avec l’entrée de l’Union des vignerons des Beaujolais en son sein, à hauteur de 25 %. La CAVB (Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne) a accepté de baisser sa part de 50 à 25 %, les 50 % restants étant détenus par la Fneb (Fédération des négociants-éleveurs de grande Bourgogne), qui regroupe le négoce de Bourgogne et du Beaujolais. La nouvelle SAS (Société par actions simplifiées) se prénomme Siqocert (Signe d’identification de la qualité et de l’origine et certification).

Le choix d’une modification du capital de l’ex-Icône pour accueillir en son sein les vignerons du Beaujolais a été préféré car « cela évite de devoir être à nouveau habilités par l’Inao et le Cofrac (Comité français d’accréditation) », explique Christophe Ferrari, ex-président d’Icône maintenu à la tête du nouvel organisme.

« Siqocert est déjà compétent pour la Bourgogne et le deviendra pour le Beaujolais après le 30 septembre, date de clôture de l’exercice fiscal du Cibas», rassure Christophe Ferrari. Et de poursuivre : « la fusion est déjà effective. Elle nous permettra à terme de faire des économies d’échelle sur les quelque 45 000 hectares pour lesquels nous assurerons le contrôle et la certification. Nous allons par exemple éviter les déplacements coûteux pour contrôler les bourgognes produits dans le Beaujolais en faisant intervenir les équipes locales du Beaujolais. Aucun de nos trois sites de Villefranche-sur-Saône, de Mâcon et de Beaune (siège social) ne sera fermé ».

Enfin, Christophe Ferrari tient à rassurer les vignerons du Beaujolais pour la prochaine campagne des primeurs, toujours tendue en termes de délais de certification. « Nous allons garder le meilleur de chaque organisation. Pour l’informatique, nous conservons le logiciel Innovagro du Cibas, donc il n’y aura aucun changement pour le Beaujolais dans les déclarations. »

Cette fusion concerne également les vignobles des côtes-roannaises, des côtes-du-Forez, des coteaux-du-Lyonnais et de Saint-Pourçain, jusqu’ici contrôlés par le Cibas.

D. B.

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