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Beaujolais « 220 €/hl, c’est le prix pour survivre »

Publié le vendredi 25 septembre 2015 - 14h23

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Les viticulteurs du Beaujolais ont manifesté, vendredi 25 septembre, à Villefranche-sur-Saône (Rhône). Ils dénoncent les propositions de prix du négoce pour le primeur, à savoir 180 €/hl de beaujolais. Les vignerons veulent obtenir les mêmes prix que l’an dernier, soit 220 €/hl.

« Unis et solidaires, les vignerons du Beaujolais ont manifesté vendredi 25 septembre pour obtenir de meilleurs prix de la part du négoce. » ©D.B.

« Unis et solidaires, les vignerons du Beaujolais ont manifesté vendredi 25 septembre pour obtenir de meilleurs prix de la part du négoce. » ©D.B.

Il y avait bien longtemps que les vignerons du Beaujolais n’avaient pas manifesté collectivement. Trois cents d’entre eux ont répondu dans le calme à un appel de la FDSEA du Rhône et de la section des Jeunes agriculteurs, vendredi 25 septembre. Il faut donc croire que la situation est grave alors que débutent les négociations sur les prix de vente en vrac du beaujolais nouveau.

Devant les locaux de la sous-préfecture de Villefranche-sur-Saône, dans le Rhône, les manifestants ont dénoncé les premières offres de prix du négoce pour le vrac. « Ils nous proposent 180 €/hl en appellation Beaujolais et 200 €/hl en Beaujolais-Villages, observe Cyril Picard, un des vignerons à l’origine du rassemblement. C’est insoutenable économiquement. Surtout si l’on prend en compte les rendements très faibles de l’année, environ 35 hl/ha en Beaujolais-Villages et 40 hl/ha en Beaujolais (pour un rendement d’appellation à 52 hl/ha, NDLR). C’est un manque à gagner insupportable pour la filière. »

LA QUALITÉ DU MILLÉSIME EST EXCEPTIONNELLE

La profession souhaite obtenir les mêmes prix que l’an dernier, à savoir 220 €/hl de beaujolais et 230 €/hl de beaujolais-villages. « 220 €/hl, c’est le prix pour survivre », ont scandé les viticulteurs.

La tendance baissière du prix du primeur n’est pas nouvelle, mais les années de petite récolte donnent généralement lieu à une remontée des cours. « D’autant plus que la qualité du millésime est exceptionnelle, affirme Cyril Picard. 2015 va marquer les esprits et nous permettre de redorer notre image. »

Quelle suite pour ce mouvement ? « Nous souhaitons rencontrer le négoce la semaine prochaine, poursuit l’exploitant. Tous ensemble, caves coopératives et indépendants réunis. Le négoce a tenté de jouer la division entre nous en allant voir les uns puis les autres avec ses propositions, mais nous sommes solidaires. »

Là encore, il s’agit d’une nouveauté, dans un moment crucial où tous les intervenants doivent tenir les prix pour éviter la chute des cours.

D. B.
La Vigne - Vitisphere

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