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Aude  Une pépinière paie un très lourd tribut à la grêle

Publié le jeudi 30 octobre 2014 - 15h42

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Pour les pépinières Rey, c’est l’heure du bilan après l’orage de grêle qui a ravagé 15.000 ha dans l’Aude le 6 juillet dernier. Sur 750.000 plants mis en terre, seuls 20 % ont pu être sauvés. Malgré cette très grosse perte, l’entreprise fait tout pour redémarrer.

Aux pépinières Rey, la grêle a détruit 80 % des plants mis en terre.

Aux pépinières Rey, la grêle a détruit 80 % des plants mis en terre.

« Nous avons fini d’évaluer les dégâts de la grêle. Sur les 750.000 plants que nous avions en pépinière et qui devaient être livrés au printemps 2015, nous n’avons pu en sauver que 20 % ! », déplore Didier Rey, des pépinières Rey à La Redorte, dans l’Aude.

Il n’est pas près d’oublier l’orage de grêle du 6 juillet dernier. En dix minutes, le sol s’est couvert d’une couche de gros grêlons.

Ses parcelles de vignes mères ont été encore plus sévèrement touchées. Sous la violence du choc, les bois ont éclaté. « Nous ne pourrons rien récolter : ni greffon, ni porte-greffe. Nous avons fertilisé et irrigué les vignes cet été pour les aider à récupérer. En ce moment, il fait encore doux, et elles continuent à pousser, heureusement. Cet hiver, nous les taillerons. Mais il faudra attendre l’année prochaine pour prélever à nouveau des bois. »

DES ASSURANCES PAS TOUJOURS ADAPTÉES

En attendant, pour pouvoir honorer au moins en partie ses commandes, l’entreprise va acheter des bois à des collègues pépiniéristes. « Pour nous aider, ils nous ont proposé d’étaler les paiements », note Didier Rey. Un soutien bienvenu, car la pépinière n’était pas assurée. « Les tarifs sont trop élevés et il n’y a pas de contrat adapté à notre activité », regrette-t-il.

En Gaec avec son frère, Didier Rey exploite également 70 ha de vignes de cuve. Sur cette partie, les deux vignerons étaient assurés. « Nous attendons les déclarations de récolte pour les transmettre à notre assureur et pouvoir boucler le dossier », précise-t-il.

Tous deux comptent également sur l’exonération de la TFNB et la prise en charge de cotisations sociales annoncées par le ministre de l’Agriculture pour alléger leurs frais. Ils vont devoir aussi réduire le personnel. « Nous n’embaucherons pas de saisonniers comme à notre habitude. Nous allons essayer de faire tout le travail en famille et avec nos permanents pour passer ce cap. »

Frédérique Ehrhard

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