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Assurance récolte « Notre inactivité est suicidaire »

Publié le vendredi 22 août 2014 - 17h59

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Jérôme Despey fait une nouvelle proposition pour arriver à mettre sur pied une assurance récolte à quelques dizaine d'euros par hectare : utiliser une partie des 280 millions d'euros de l'OCM vin à cette fin.

« Notre inactivité sur le sujet de l’assurance récolte est suicidaire, estime Jérôme Despey, président du conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer. 100 000 ha seulement sur les 800 000 ha du vignoble français sont assurés. C’est une situation épouvantable pour la filière et pour les viticulteurs concernés par des accidents climatiques. »
Fort de ce constat, il veut remettre en route les discussions sur le sujet, avec une nouvelle proposition : utiliser les aides de l’OCM vin pour subventionner l’assurance récolte.

QUESTION DE GROS SOUS

Jusqu’ici, les subventions proviennent uniquement de crédits de la Pac. Pour la France, ils s’élèvent à 100 millions d’euros par an, toutes filières confondues. Une partie de cette somme est destinée à la viticulture. Elle permet de subventionner à 65 % l’assurance pour 100 000 ha. Mais pas beaucoup plus. Or, la viticulture demande 65 % d’aides, quelle que soit la surface du vignoble assurée.
Selon Jérôme Despey, les discussions avec les pouvoirs publics ont achoppé sur cette question de gros sous. En cette fin d’été, il propose de sortir de l’impasse en affectant une partie des 280,5 millions d’euros d’aide européenne à la viticulture à l’assurance récolte. La réglementation le permet. Et Jérôme Despey a d’autant moins de mal à faire cette proposition que, pour la deuxième année consécutive, des doutes apparaissent quant à la capacité de la filière à utiliser pleinement ces 280,5 millions d’euros.

ASSURER L’ESSENTIEL DU VIGNOBLE

Le président du conseil des vins de FranceAgriMer veut une assurance récolte à quelques dizaines d’euros par hectare, couvrant uniquement les charges opérationnelles. Pour obtenir des prix aussi bas, il sait qu’il faut assurer l’essentiel du vignoble. Pour y parvenir, Jérôme Despey a plaidé en faveur de l’assurance obligatoire. Désormais, il parle de la rendre « la plus incitative possible ».

Bertrand Collard

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Les commentaires (2)

J Despey suicidaire mais pas les vignerons

mardi 26 août 2014 - 18h08

Qui parle ainsi ? L’administrateur de Groupama, le dirigeant de la FNSEA, le président de cave coopérative, le …………. Ou le président de la filière Négoce d’Agrimer. Sûrement plus le vigneron dont il semble avoir perdu le bon sens paysan L’assurance de base qu’il prône peut facilement être remplacée par un VCI supérieur à une demi-récolte. Son gros avantage est de conserver en stock les millésimes généreux en qualité et quantité et de les remettre en marché en cas de récolte déficitaire. Le sinistré peut ainsi continuer à honorer ses marchés et avec les mêmes tarifs sans coût supplémentaire. En ces temps où redonner de la compétitivité aux entreprises françaises est le leit motiv ce devrait être un argument de poids. De même l’aide de la PAC aux assureurs ainsi économisée, pourrait être redistribuée aux producteurs en aide directe au revenu

samsycourc
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assurance récolte collective?

dimanche 24 août 2014 - 10h31

Une proposition d'assurer tout le vignoble français pour couvrir uniquement les charges opérationnelles NON car nous en coopérative nous avons fait un système de caisse de péréquation qui fonctionne très bien en donnant 0.5 à 1hl par an et par Ha à cette caisse....redistribution aux viticulteurs après passage de la commission et jusqu'à 55Hl (rdt appellation 62Hl). Oui çtre coopérateur peut ausssi avoir des avantages.....
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