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Aquitaine  Les conversions en bio s’accélèrent

Publié le mercredi 11 avril 2012 - 14h47

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La direction régionale de l’agriculture basée à Bordeaux (Gironde) vient de publier un focus sur l’essor de la viticulture bio en Aquitaine. En 2010, 6 850 hectares de vignes étaient certifiés ou en conversion, soit 5 % du vignoble aquitain. L’objectif de 6 %, fixé dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour 2012, devrait donc être atteint et même dépassé. D’autant que, depuis trois ans, les conversions s’accélèrent. Reste à savoir si la valorisation attendue sera toujours au rendez-vous…

En dix ans, le paysage viticole bio aquitain s’est beaucoup modifié. © P. ROY

En dix ans, le paysage viticole bio aquitain s’est beaucoup modifié. © P. ROY

En 2010, avec 6 850 hectares de vignes, certifiés ou en conversion, l’Aquitaine se positionne au troisième rang des régions viticoles « bio » françaises, (derrière le Languedoc-Roussillon et ses 15 000 hectares et la région Paca avec 10 000 hectares). À l’image de la répartition du vignoble régional, la Gironde concentre les deux tiers des exploitations et les trois quarts des surfaces recensées. À noter : la conversion récente de très grandes exploitations. Au niveau régional, les « plus de 50 hectares », soit une exploitation sur dix, monopolisent le quart des surfaces viticoles biologiques en 2010.

S’ils partagent nombre de points communs avec leurs homologues conventionnels, les viticulteurs bios se distinguent par leur jeunesse et le recours plus fréquent à la main-d’œuvre. Quatre années séparent l’âge moyen d’un bio de celui d’un conventionnel. Chez les bios, plus d’un sur deux n’a pas 50 ans. Les autres exploitants sont en moyenne plus âgés, avec un poids significatif des agriculteurs de plus de 60 ans (28 %).

Autre différence : le bio nécessite plus de main-d’œuvre. Il faut en moyenne 28 UTA, c’est-à-dire la quantité de travail nécessaire en équivalents temps plein annuels, pour 100 hectares exploités en bio. Pour une exploitation en viticulture conventionnelle, 21 suffisent, soit un tiers de moins. Toutefois, une partie de ce surcoût tient aussi au fait que les bios sont plus souvent orientés vers la vinification. Comparé aux seuls vinificateurs en chais particuliers et conventionnels, le différentiel s’établit à un quart.

Alors, le bio, avenir ou devenir ? s’interroge Agreste Aquitaine. Les analystes relèvent que parmi les 8 000 viticulteurs aquitains en mode conventionnel interrogés en 2010, 620 envisageaient de commencer une conversion dans les cinq ans à venir. Ils représentent 11 000 ha. Ainsi, ce sont 350 000 hectolitres de vin d’Aquitaine qui pourraient, dans les années à venir, abonder l’offre actuelle en bio, soit plus qu’un doublement.
Certes, il ne s'agit là que de déclarations d’intention, rappelle l’auteur de la note. Il n’empêche que ces premiers résultats montrent le changement de mentalités qui s’opère actuellement dans le vignoble aquitain.

 

A. A.

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