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Alsace La fin annoncée de l’indexation des prix des raisins

Publié le mercredi 10 septembre 2014 - 15h23

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Les contrats à prix fixe semblent devoir s’imposer à terme face au vieux système d’indexation des prix des raisins sur les cours du vrac.

Claude Freyermuth, du cabinet FW Courtiers associés, estime que « pratiquer l’indexation est un mauvais argument pour garder ses apporteurs ». ©C.REIBEL

Claude Freyermuth, du cabinet FW Courtiers associés, estime que « pratiquer l’indexation est un mauvais argument pour garder ses apporteurs ». ©C.REIBEL

L’Alsace pratique l’indexation du prix du raisin sur le cours du vrac depuis plus de trente-cinq ans. Le système revient à faire varier le prix payé à l’apporteur selon l’évolution trimestrielle des cours du vrac, avec des butoirs de hausse et de baisse maximales (par exemple, +15 et -15 %, +10 et -10 %, etc.) définies dans chaque contrat.

L’Association des viticulteurs d’Alsace (Ava) pousse, depuis deux ans, ses adhérents à abandonner ce système et à négocier des prix fixes.

« La majorité des contrats signés en 2013 prévoyait encore une indexation, estime Claude Freyermuth, du cabinet FW Courtiers associés. Mais la réflexion est lancée. Le renouvellement des contrats pluriannuels peut être l’occasion de ne pas reconduire cette disposition. Il est injuste de baser une partie de la rémunération des apporteurs sur des transactions qui portent seulement, bon an mal an, sur 180 000 hl, soit moins de 20 % d’une récolte. Pratiquer l’indexation, surtout quand elle est négative, est aussi un mauvais argument pour garder ses apporteurs. »

« LE PRIX FIXE EST PLUS TRANSPARENT »

Ces deux dernières années, le pinot gris et, dans une moindre mesure, le pinot blanc ont plutôt profité du système alors que le sylvaner en a pâti. « Ce dernier subit la double peine s’il cumule une indexation négative et que le degré n’est pas atteint », poursuit Claude Freyermuth.

Le négociant Bott Frères, à Ribeauvillé (Haut-Rhin), achète à prix fixe depuis 2013. « Le prix fixe est plus transparent, analyse Nicole Bott. Ce n’est pas la pochette-surprise comme avec l’indexation qui réclame beaucoup de travail pour quelques centimes. L’apporteur, qui est notre partenaire et qui a aussi des engagements financiers à respecter, ne sait pas quelle sera sa recette finale quand il livre ses raisins. L’acheteur ne connaît pas davantage son prix de revient. Et si le prix du raisin baisse, le prix de vente n’en fait pas forcément autant. »

Le négoce produit des raisins sur ses 10 ha et achète une surface équivalente à sept apporteurs. Tous ont accepté sans hésiter l’abandon de l’indexation.

Christophe Reibel

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